Le 12 août 2026, à l'occasion de la Journée iternationale de la jeunesse, Cap-Haïtien a été le théâtre d'un événement d'une portée considérable avec la tenue de « L’appel du 12 août », une activité marquant le lancement officiel de la « Génération de la Rupture et du Réveil ».
Portée par l’ancien Secrétaire d’État à la Communication, Bendgy TILIAS, cette initiative a trouvé un écho favorable auprès de la population, notamment une grande partie de la jeunesse capoise. L'événement a fait salle comble, rassemblant plus d’un millier de jeunes déterminés à faire entendre leur voix et à s'impliquer activement dans les affaires de la cité. Cette mobilisation illustre à la fois la soif de renouveau de la jeunesse et la capacité de rassemblement de ce nouveau mouvement. Dans une ambiance électrique et porteuse d'espoir, les participants ont assisté à la naissance d'une dynamique novatrice, posant ainsi les bases solides d'un réveil collectif et d'une rupture salutaire avec les pratiques du passé.
« La rupture n'est pas un combat contre des personnes, c'est un combat contre un ensemble de pratiques politiques qui ont échoué et qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui», a déclaré Bendgy TILIAS.
« ​Cette distinction, loin d'être un simple jeu de sémantique, redéfinit la nature même de l'engagement citoyen et politique.
​Dépersonnaliser le débat pour cibler les structures
​Le piège de la personnalisation du pouvoir est vieux comme la politique elle-même. En focalisant la contestation uniquement sur des figures individuelles qu'il s'agisse de dirigeants, de partis ou d'alliances, on risque de tomber dans un cycle stérile. Une marionnette peut changer, mais si les ficelles et le mécanisme restent les mêmes, la représentation tragique se poursuit.
​Le mouvement ou la dynamique Rupture choisit de s'attaquer à la racine du mal : le système et ses modes opératoires », a-t-il poursuivi.
Selon M.Tilias, ​la culture de l'impunité et de la gouvernance opaque; ​La gestion clientéliste des affaires publiques au détriment de l'intérêt général; ​La perpétuation de pratiques qui, décennie après décennie, ont miné les institutions et appauvri la population.
​En pointant du doigt ces mécanismes obsolètes plutôt que de s'épuiser dans des chasses aux sorcières individuelles, l'approche gagne en profondeur et en efficacité stratégique.
​La situation critique dans laquelle se trouve la société aujourd'hui n'est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat cumulé de décennies de choix politiques guidés par des intérêts partisans plutôt que par une vision d'avenir.
​En affirmant que le combat est structurel et non personnel, le message envoyé est clair : ce n'est pas seulement un individu qu'il faut remplacer, c'est une manière de faire de la politique qu'il faut abolir.​ Pour que l'avenir offre des perspectives réelles de changement, l'énergie collective doit se concentrer sur l'instauration de nouvelles règles du jeu : transparence, redevabilité, méritocratie et primauté du bien commun, a enchaîné l'ancien Secrétaire d'état à la Communication.
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​En définitive, selon lui, cette position invite à une élévation du débat démocratique. Elle rappelle que le véritable ennemi du développement et de la stabilité n'est pas un visage, mais une méthode. En changeant de cible en passant des hommes aux pratiques, la lutte se dote enfin des outils nécessaires pour transformer durablement la réalité.
Hervé Delima
