À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le Bureau exécutif national de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CTSP) a organisé, ce mercredi 12 août 2026, à Delmas 83, un atelier de réflexion autour du thème : « Émergence sociale des jeunes par la formation, un levier de transformation et d’autonomisation ». L’activité a réuni environ une centaine de jeunes travailleurs issus de syndicats de base.
À travers cette initiative, la CTSP entend contribuer à l’émancipation sociale et professionnelle des jeunes, en mettant notamment l’accent sur la formation comme moyen de renforcer leurs capacités et de favoriser leur autonomie.
Intervenant à cette occasion, le président de la Fédération Nationale des Syndicats de l'Éducation (FENASE), Yvel Admettre, a souligné que son organisation entend continuer à proposer des formations susceptibles de répondre aux besoins de la jeunesse. Il a notamment annoncé la mise en perspective d’une prochaine formation destinée à environ une centaine de jeunes travailleurs, qui portera sur des métiers pratiques.
« Chaque année, nous venons avec des choses concrètes pour les jeunes. Nous observons les fléaux qui ravagent le pays et, à travers ses initiatives, la CTSP veut contribuer à sauver le peu de jeunes qui restent », a-t-il déclaré.
Selon Yvel Admettre, la formation constitue un véritable levier de transformation et d’autonomisation sociale des jeunes. Un jeune formé, estime-t-il, est davantage en mesure de contribuer à la société, mais aussi de créer des opportunités économiques pour lui-même et pour d’autres.
Par ailleurs, le responsable syndical a appelé les jeunes à s’impliquer davantage dans les activités qui concernent l’avenir du pays. « Il faut que les jeunes cessent d’être des spectateurs. Ils doivent s’impliquer », a-t-il martelé, les encourageant ainsi à prendre une part active dans la construction de la société.
De leur côté, les participants ont salué l’initiative de la CTSP et exprimé leur satisfaction d’avoir pris part à cet atelier. Ils en ont également profité pour lancer un appel à leurs pairs afin qu’ils mettent fin à la discrimination visant les jeunes issus des quartiers défavorisés.
Dans cette perspective, ils ont particulièrement dénoncé la tendance à assimiler systématiquement les jeunes vivant dans les quartiers populaires à des individus impliqués dans la violence. Selon eux, tous les jeunes issus des quartiers défavorisés ne sont pas des bandits et ne doivent pas être stigmatisés en raison de leur lieu de résidence.
En outre, les participants ont appelé les autorités publiques à renforcer leur accompagnement en faveur de la jeunesse et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour faire face aux difficultés auxquelles elle est confrontée. Ils estiment que, dans un contexte marqué par une dégradation continue de la situation socioéconomique et sécuritaire du pays, de nombreux jeunes se retrouvent aujourd’hui sans perspectives.
Ils invitent ainsi l’État à assumer pleinement ses responsabilités et à agir en faveur de cette catégorie de la population. Pour eux, beaucoup de jeunes sont arrivés à leurs limites et ont besoin d’un véritable soutien afin de pouvoir construire leur avenir et contribuer au développement du pays.
Modeline Youte
