Des chauffeurs du transport en commun expriment leur vive inquiétude par rapport à cette nouvelle augmentation du prix de l’essence à la pompe. Cette décision gouvernementale, selon eux, aura de grandes conséquences directes sur la population haïtienne.
En effet, les nouveaux tarifs sont fixés désormais à 700 gourdes pour le gallon de la gazoline, 770 gourdes pour le gasoil et 765 gourdes pour le kérosène.
Dans ce contexte, les transporteurs critiquent les autorités étatiques qui, d'après eux, ont pris des décisions contre la population. Ils affirment que cette augmentation va continuer à les pénaliser et ensuite susciter des discussions entre les chauffeurs et les passagers.
«Le gouvernement a déjà annoncé une augmentation de 50 gourdes sur le prix du carburant, cela ne devrait pas nous étonner et nous n’avons réellement rien à faire face à cette situation, si ce n’est nous résigner et l’accepter », ont-ils fait savoir.
« Même si quelques citoyens ont décidé de se mobiliser contre cette décision, nous n’avons personne pour nous écouter. De plus, les citoyens ont désormais peur de revendiquer. Nous nous résignons ou acceptons, même si ce n’est pas ce que nous souhaitons. Nous savons qu’à chaque fois que le prix du carburant connaît une augmentation, c'est toute la population qui paye les conséquences, avec l’augmentation des prix des différents produits », a expliqué un des chauffeurs rencontrés au Champ-de-Mars.
Par ailleurs, ils ont fait savoir qu’ils s’attendent déjà aux conséquences que cette décision pourrait entraîner. Plus loin, ils ont souligné que l’État a ajouté 50 gourdes aujourd’hui, lorsqu’il décidera de retirer, il n’aura jamais le courage de retirer les 50 gourdes. Il pourrait peut-être en retirer 10 ou 20 gourdes. D’un autre côté, les chauffeurs affirment que le prix du carburant n’avait jamais réellement baissé pour eux.
Daniel, un chauffeur, a rappelé que lorsque le prix du carburant baissait sur le marché international, l’État haïtien maintient son prix à la hausse, tandis que lorsque le prix augmente, il revient également à la hausse tous les produits, une situation qui affecte leur vie quotidienne.
Dans ce cas, ils ont parlé des conditions difficiles auxquelles ils font face dans le pays avec cette crise de l'insécurité qui affecte leur fonctionnement. Ils parlent également des routes qui sont bloquées, ce qui les empêche de circuler librement pour mener leurs activités.
Alors que la rentrée scolaire est prévue pour la première semaine du mois de septembre, pourtant les dirigeants ont décidé d’augmenter le prix du carburant.
Yasmine Sanon
