Les Forces politiques et sociales de l'Opposition progressiste ont organisé un sit-in devant le siège de l'Organisation des États américains (OEA) et la CARICOM ce mardi 28 juillet 2026 à Pétion-Ville afin d'exiger de ces organisations de cesser toute leur ingérence dans les affaires internes d'Haïti.
En effet, plus d'une dizaine de militants et d'activistes politiques ont pris part à cette mobilisation, portant des pancartes avec des revendications diverses pour exprimer leur mécontentement face à la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et de son gouvernement, ainsi qu'aux décisions qu'ils ont engagées pour le pays, qui, selon eux, sont malsaines.
Le lundi 27 juillet, le Conseil électoral provisoire a publié le calendrier électoral qui fixe la date le premier tour des joutes électorales au 13 décembre 2026. Une décision contestée par les groupes de l'opposition qui, pour eux, les conditions ne sont pas réunies pour l'organisation des scrutins par rapport à la situation actuelle du pays.
Ils ont évoqué la persistance de l'insécurité, qu'ils estiment ne pas être prise en charge par le gouvernement en place. Ils ont souligné que les routes nationales restent toujours bloquées, que plusieurs zones sont sous le contrôle total des groupes armés et que la population continue de ne pas pouvoir circuler librement.
Selon eux, le contexte actuel n'est pas favorable à l'organisation d'élections. Ils estiment également que le gouvernement ne dispose pas de la légitimité nécessaire pour convoquer le peuple haïtien à participer aux scrutins. À leurs yeux, les élections prônées par le gouvernement ne sont pas possibles dans ce contexte actuel.
Pour Réginald Dumé, membre de l'Opposition progressiste, un gouvernement qui voulait organiser des élections dans son pays s'assure que les conditions sont réunies. Pour lui, la machine électorale ne fonctionne pas avec de la violence.
Selon lui, la réalité observée sur le terrain ne correspond pas au discours des autorités. Il estime que l'annonce d'élections constitue une stratégie visant à prolonger la période de transition et à continuer à garder le pouvoir.
Face à cette situation, les activistes réclament la démission du Premier ministre à la tête du gouvernement et exigent un nouveau gouvernement de transition qui, pour eux, sera le dernier, avec un pouvoir exécutif bicéphale composé d'un président et d'un Premier ministre qui vont assurer la gouvernance du pays, qui aura comme principale mission de rétablir la paix publique, de débloquer les routes nationales, d'organiser les élections démocratiques dans un bref délai pour doter le pays d'un pouvoir exécutif légitime issu d'élections libres.
Yasmine Sanon
