Environ vingt-quatre heures après la publication du calendrier électoral, le Groupe de personnalités éminentes (GPE) de la Communauté caribéenne (CARICOM) a salué, ce mardi 28 juillet, cette initiative du Conseil électoral provisoire (CEP). Dans une note diffusée sur son compte officiel X, l’organisation régionale a qualifié cette annonce d’«â€¯étape importante vers la réalisation des opérations électorales ».
«â€¯Cette étape cruciale du processus électoral, qui fixe les dates d’organisation des élections générales, était attendue avec impatience par les acteurs haïtiens et la communauté internationale », a indiqué la CARICOM.
Par ailleurs, le Groupe de personnalités éminentes (GPE) estime que la publication du calendrier électoral devrait dynamiser les phases préparatoires en cours, notamment l’enregistrement des partis politiques, des plateformes et des coalitions, ainsi que l’inscription des électeurs.
Parallèlement, le Groupe électoral présidentiel (GEP) insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite entre le CEP et l’ensemble des parties prenantes à mesure que se déroulent les étapes préparatoires des élections générales en Haïti. À noter que, le premier tour des scrutins présidentielle, législatives et référendum constitutionnel est prévu pour le 13 décembre 2026.
De même, le Groupe exécutif du peuple (GEP) appelle les acteurs politiques et institutionnels à respecter les procédures afin de garantir au peuple haïtien des élections libres et crédibles, condition indispensable au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
La CARICOM rappelle également, en s’appuyant sur les déclarations du CEP, que l’amélioration de la situation sécuritaire demeure essentielle au succès du processus électoral. Le Groupe de politique électorale (GPE) exhorte ainsi les pays contributeurs à la Force de répression des gangs (FRG) à déployer rapidement leurs contingents, afin de renforcer l’assistance internationale à Haïti avant le premier tour.
Reste à savoir si, d’ici décembre, les autorités parviendront à neutraliser l’influence des groupes armés et à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire. Car, selon de nombreux observateurs et des acteurs politiques, la lutte contre les gangs est une condition sine qua non pour assurer un scrutin crédible et restaurer la confiance de la population envers la classe politique.
Likenton Joseph
