Les gangs armés de la coalition «â€¯Viv Ansanm » ont mené une nouvelle incursion dans la commune de Kenscoff, du mercredi 8 au jeudi 9 juillet 2026, notamment dans les zones de « Robert et Dè Savann », plusieurs habitants ont été assassinés et des maisons incendiées dans cette nouvelle attaque. Face à ce carnage, le maire Massillon Jean lance un appel pressant aux autorités compétentes afin de venir en aide à la population Kenscovites laissée, selon lui, «â€¯au bras ballant ».
Située au faubourg de la capitale, la population Kenscovites fait face depuis plus d’un an à une situation sécuritaire alarmante. À cet égard, le magistrat de cette commune, Massillon Jean, rappelle qu’une première attaque avait eu lieu dans la nuit du 4 au 5 juillet passée, et hier encore, dans la nuit du 8 au 9 juillet, les malfrats ont de nouveau frappé, massacrant plusieurs personnes et incendiant des véhicules et des habitations.
Joint par téléphone, Massillon Jean rapporte des affrontements intenses entre les forces de l’ordre, appuyées par l’armée d’Haïti, et les criminels armés qui ont tenté de saboter les infrastructures de communication de TELECO. Malgré une résistance initiale, les assaillants ont perpétré, selon le maire, un véritable carnage dans plusieurs localités : massacres, incendies de véhicules et déplacements massifs de population. Face à ce constat, il souligne l’urgence d’une opération policière planifiée et consolidée pour reprendre le contrôle des zones rurales isolées, actuellement sous l’emprise des gangs.
Le maire appelle une nouvelle fois les autorités à fournir des moyens adéquats pour libérer les otages et sécuriser durablement le territoire. Les récentes attaques à Kenscoff ont eu des conséquences dévastatrices, qualifiées de «â€¯carnage » ou de véritable «â€¯massacre » par le magistrat de ladite commune, pasteur Massillon Jean.
De nombreuses victimes ont été recensées, notamment dans la localité de Robert. Des civils ont été atteints par balles, certaines familles décimées ou dispersées dans la panique. Les assaillants ont incendié maisons et véhicules. Pour échapper à la violence, des habitants se sont réfugiés dans les forestiers ou cachés dans la brousse. Des familles ont dû abandonner leur foyer sous des tirs nourris des gangs, laissant parfois derrière elles des proches touchés par balle.
Cette nouvelle vague de déplacés s’ajoute à ceux qui vivent déjà dans des sites d’hébergement depuis 19 mois. Les bandits utilisent des otages comme boucliers humains  car plusieurs personnes restent portées disparues ou retenues dans les montagnes.
Le magistrat affirme ne pas pouvoir communiquer un bilan précis, mais confirme que de nombreuses personnes ont été tuées, des véhicules incendiés et des barricades érigées sur la voie menant à TELECO pour empêcher l’intervention des forces de l’ordre. Les assaillants ont également couper des arbres afin de bloquer l’accès aux antennes de télécommunication.
Ces barricades entravent l’action des autorités, incapables d’évaluer l’ampleur des dégâts ou de porter secours aux habitants. Les localités de Grand Fond (Robert, Dè Savann) figurent parmi les zones les plus touchées. L’insécurité s’étend aussi vers des sections communales reculées comme Nouvelle Touraine, Sourcailles et Belle Fontaine.
Selon le maire Massillon Jean, les bandits ont étendu leur influence sur plusieurs zones de Kenscoff, malgré la résistance des forces de l’ordre. Les localités précités ainsi que la zone Bongard et une partie de la 4ᵉ section Belle Fontaine ont subi de lourds dégâts. Il précise que certaines zones restent inaccessibles en raison des barricades. Toutefois, l’objectif des forces de l’ordre demeure de  reprendre le contrôle  de ces secteurs.
Grâce à la résistance des Forces Armées d’Haïti (FADH), de la police et des brigadiers, les assaillants ont été repoussés dans un secteur spécifique. Néanmoins, malgré les efforts des agents de l’ordre, les gangs occupent encore d’importantes parties des sections rurales. Le centre-ville et plusieurs points stratégiques restent le théâtre de combats pour maintenir ou reprendre le contrôle.
Likenton Joseph
