Les Grenadiers vont disputer leur tout dernier match dans la Coupe du monde 2026 après leurs deux défaites face à la sélection écossaise et au Brésil. Le président de l'Observatoire National du Sport Haïtien (ONASH), Edwing Charles, a salué la participation de la sélection haïtienne, alors qu’elle aurait pu faire davantage dans la compétition au regard de ses capacités.
Lors d'une interview accordée au journal Le National, le président de l'ONASH, Me Edwing Charles, a rappelé que depuis 1974 le pays participait à la Coupe du monde. Ils n’ont disputé que trois matchs et les ont tous perdus. Leur seule réalisation a été un but inscrit face à l’équipe d’Italie. Après 52 ans d’absence, la sélection a néanmoins signé son retour dans la compétition, malgré sa participation régulière aux phases éliminatoires. Il a également rappelé que le match perdu par les joueurs haïtiens face à l’équipe d’Écosse était une rencontre que la sélection aurait pu remporter sans certaines erreurs d’arbitrage que tous les Haïtiens ont constatées, notamment la presse internationale.
Selon lui, certaines décisions du juge de touche ont influencé le déroulement de la rencontre. Il est ensuite revenu sur le match face au Brésil. Il estime qu'il y a eu un problème de coaching par rapport au classement des joueurs. En deuxième période, la performance de la sélection a malheureusement chuté et elle a perdu 3 buts à 0.
« C’est ce qui explique que l'équipe haïtienne occupe la dernière place dans le groupe alors qu'elle aurait pu terminer comme meilleure troisième si elle avait réussi à battre l’Écosse, mais malheureusement. Je pense que la sélection nationale pouvait faire mieux, malgré ces échecs, parce qu'elle dispose des atouts nécessaires pour affronter n’importe quelle autre équipe », a déclaré l’ancien ministre des Sports.
Par ailleurs, M. Charles a expliqué qu'il a constaté au niveau de l'équipe qu'il y a des ressources humaines à travers ces joueurs qui ont leurs racines en Haïti, qui évoluent à un haut niveau et qui sont déterminés à porter sur leurs épaules la sélection nationale. Dans ce cas, l'État doit s'impliquer davantage tout en s'investissant dans la Fédération Haïtienne de Football (FHF), notamment dans les autres fédérations qui œuvrent dans le pays.
« Au moins, dans les années à venir, le pays pourra afficher un autre visage dans le football ainsi que dans les autres disciplines sportives pratiquées en compétition », a ajouté M. Charles.
En outre, le président de l'ONASH estime que cette participation doit servir de leçon à tous les acteurs du pays. Selon lui, c’est le moment opportun pour la Fédération de renforcer le football national. Il rappelle que depuis plusieurs années, il n’existe pratiquement plus de championnat national régulier, tout comme dans plusieurs autres disciplines sportives.
Il considère également qu’il s’agit d’une occasion pour l’État et le secteur privé d’investir davantage dans le sport en Haïti. De tels investissements permettraient de consolider les acquis réalisés dans le football et d’encourager le développement des autres disciplines sportives.
Enfin, l'ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de l'Action civique (MJSAC) a encouragé les jeunes haïtiens vivant dans le pays à pratiquer le sport, en prenant exemple sur les athlètes haïtiens évoluant sur la scène internationale. Selon lui, la pratique du sport peut leur ouvrir de nombreuses opportunités et même leur permettre de devenir de véritables millionnaires.
Yasmine Sanon
