Dans un contexte de tensions persistantes entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et le gouvernement, le directeur exécutif de l’institution, Uder Antoine, est révoqué pour manquements graves à ses fonctions selon une résolution adoptée par 8 conseillers électoraux.
Recruté le 14 avril 2026, M. Antoine est renvoyé de l’institution électorale à la suite de sa nomination par l’exécutif comme directeur général de cette même institution à travers un arrêté publié dans le journal officiel Le Moniteur, ce mercredi 3 juin. Selon des informations disponibles, les conseillers électoraux ne digèrent pas l’attitude de Uder Antoine qui a posé, selon plus d’un, un acte de trahison en jouant le double jeu.
Dans une note datée du 3 juin, signée par la majorité des membres du Conseil (Jacques Desrosiers (président), Jaccéus Joseph (vice-président), Peterson Pierre-Louis (secrétaire général), Nemrod Sanon (trésorier), Magalie Georges, Yves Marie Édouard, Shnaida Adély et Florence Mathieu, le CEP affirme avoir tenté de contacter l’intéressé après avoir pris connaissance de ces informations, sans succès.
Face à ce silence, le Conseil a décidé de lui interdire l’accès au siège de l’institution jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision intervient alors qu’un profond désaccord oppose actuellement le CEP au gouvernement. Plusieurs acteurs estiment par ailleurs que la nomination d’un directeur général au sein du Conseil pourrait porter atteinte à son indépendance et compromettre le bon déroulement des prochaines élections.
