Sous le thème «â€¯Réussir les élections en Haïti : attentes et opportunités », la Chaire électorale a lancé ce jeudi 28 mai, sa première conférence internationale consacrée aux prochaines élections présidentielles dans le pays. L’événement, qui s’étend sur trois jours, se déroule du 28 au 30 mai 2026.
La rencontre a réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont des membres du Conseil électoral provisoire (CEP) notamment Marie Florence Mathieu, Patrick Saint-Hilaire ainsi que le recteur de l’Université d’État d’Haïti, Dieuseul Prédélus, entre autres. Leur présence témoigne de l’importance accordée à cette initiative jugée ambitieuse pour la préparation de la compétition électorale prévue cette année.
Par ailleurs, l’objectif affiché est de rassembler experts, praticiens, représentants d’institutions nationales et partenaires internationaux afin d’échanger sur les expériences, bonnes pratiques et innovations autour de thèmes centraux : crédibilité et transparence des scrutins, sécurité électorale, nouvelles technologies, participation des femmes et inclusion des personnes en situation de handicap.
Toutefois, la gestion des contentieux électoraux et la prévention des crises post-électorales figurent également parmi les priorités. Les travaux devraient déboucher sur un rapport synthétique incluant propositions et recommandations destinées à renforcer la qualité et la résilience du processus électoral haïtien.
Plusieurs autorités étatiques, directeurs généraux et experts nationaux et internationaux dont Dong Nguyen Hou sont intervenus sur divers thèmes, proposant des modèles jugés indispensables à la tenue d’élections crédibles, honnêtes et transparentes et à l’abri des crises.
À cet égard, il convient de rappeler qu’Haïti n’a pas connu d’élections depuis 2016. Avec l’assassinat du président Jovenel Moise en 2021, le pays est plongé dans un vide institutionnel marqué par la succession de gouvernements de transition. Dans ce contexte, l’organisation d’élections apparaît comme une étape cruciale pour sortir de la crise politique actuelle.
Toutefois, malgré l’importance de cette conférence, plusieurs acteurs politiques estiment que l’initiative risque de rester lettre morte. La situation sécuritaire actuelle demeure extrêmement préoccupante : selon eux, aucune élection crédible ne peut être organisée dans un climat d’instabilité et de violence actuelle.
En somme, les autorités gouvernementales sont ainsi appelées à rétablir l’ordre et la paix publique, à instaurer la sécurité avant toute décision, afin de garantir une compétition électorale digne de ce nom.
Likenton Joseph
