Le mouvement Konviksyon Pou Chanjman (KPC) a adopté en date du 25 avril dernier, un code d’éthique visant à assurer une gestion transparente et rigoureuse de ses ressources. Ce document s’inscrit dans une volonté affirmée des responsables de l’organisation de faire de la politique en toute sincérité, dans un contexte marqué par des dérives historiques et des pratiques de corruption dans le secteur.
Dans ce texte, les membres du Bureau Politique National (BPN) dénoncent des mauvaises pratiques de leurs paires et la nécessité de refonder autrement les politiques en Haïti. Dans ce même esprit de transparence et de bonne gouvernance, Ils annoncent au grand public que les membres du BPN sont nommés pour un mandat de cinq ans et ne sont pas permanents.
Néanmoins, parmi les principales dispositions adoptées, il est formellement interdit à tout membre du KPC de recevoir de l’argent, des faveurs ou tout autre avantage en échange d’un soutien politique au nom de l’organisation. En ce sens, les dons financiers doivent être effectués exclusivement par voie électronique, directement sur ses comptes bancaires du parti. A travers le document, il est aussi mentionné que tout don matériel doit être rendu public et accompagné d’une lettre officielle adressée à la trésorerie, qui dispose d’un délai de 24 heures pour produire un rapport destiné au BPN et au Secrétariat Exécutif National.
En matière de gestion financière, aucune structure interne ou personnalité du parti n’est autorisée à effectuer des retraits ou des transferts bancaires sans une résolution adoptée à la majorité. De plus, tous les chèques doivent obligatoirement porter les signatures conjointes de la présidence et de la trésorerie pour être valides.
Le code interdit également l’utilisation des biens de l’organisation à des fins personnelles. Toutefois, une exception peut être accordée si elle est validée par une majorité du Bureau et communiquée au Secrétariat Exécutif National, afin d’éviter toute suspicion de corruption.
En matière de réglementation, Le principe de collégialité est mis en avant : toute communication officielle, engagement politique ou décision administrative doit être approuvé par une résolution et porter trois signatures obligatoires, celles de la présidence, de la trésorerie et du secrétariat.
Par ailleurs, une commission d’éthique sera mise en place pour enquêter sur toute accusation. Les rapports issus de ces enquêtes, accompagnés de recommandations de sanctions, devront être soumis au BPN pour évaluation et application.
À travers cette initiative, les dirigeants du KPC affirment leur ambition de faire de cette structure un modèle de gouvernance au sein du système politique haïtien.
Oberde Charles
