Ce lundi 6 avril 2026, des chauffeurs de transport en commun ont protesté dans plusieurs zones de Port-au-Prince, notamment à Delmas 32, 33 et 75, contre l’augmentation des prix des produits pétroliers. Le mouvement a rapidement pris de l’ampleur, entraînant des blocages de routes, des pneus enflammés et des perturbations de la circulation dans ces zones stratégiques.
Les protestataires dénoncent la hausse des tarifs du carburant, qui, selon eux, aggrave leur situation économique déjà précaire et impacte fortement le coût du transport public. « Nous sommes à bout, les prix du carburant sont devenus insoutenables, nous sommes dans une lutte constante a avec les passagers qui refusent parfois de payer le trajet au prix fixé », ont-ils crié, exprimant leur frustration.
Des passagers ont été contraints de descendre de leurs véhicules à plusieurs endroits, alors que la circulation était paralysée entre l’Académie de police et Pétion-Ville, où les autobus se faisaient rares.
Ils appellent le peuple haïtien et les chauffeurs à se lever, à se mobiliser contre l’augmentation du prix des produits pétroliers. « C’est une question de survie, il faut que le gouvernement nous entende » ont martelé certains chauffeurs dans les rues.
Le syndicaliste Thélémaque Pierre, présent dans les rues pour soutenir le mouvement, a soulevé la nécessité d'ajuster le salaire des travailleurs. « Nous ne pouvons pas continuer à travailler avec ces prix. Le salaire des travailleurs doit suivre l’évolution du coût de la vie », a-t-il déclaré avec fermeté.
Le transport public, déjà affecté par la crise, crée des tensions supplémentaires parmi les usagers de la route. La situation reste tendue, et les manifestants semblent déterminés à poursuivre leur mouvement tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte.
Sorah Schamma Joseph
