Le mouvement unifié des transporteurs haïtiens (MUTH)  dénoncent l’augmentation de 37% des prix des produits pétroliers à la pompe, en qualifiant cette décision de démagogie.Selon Benissoit Duclos , responsable du Mouvement le gouvernement entend punir la population en lui donnant le coup de grâce avec cette augmentation, vue la situation précaire de cette dernière.
Le coordonnateur du MUTH, Bénissoit Duclos appelle la population et les chauffeurs en particulier à la mobilisation en vue de faire échec à cette décision qui selon lui ne fera qu’aggraver la situation du peuple haïtien qui déjà se retrouve dans pieds et mains liés.
Il désapprouve cette décision qui aura des répercussions directes sur les classes les plus défavorisées en optant pour des politiques qui les pénalisent.
En conférence de presse ce Lundi 06 Avril, le syndicaliste plaide en faveur des négociations entre des organisations de la société civile et les autorités compétentes afin d’aborder le sujet sous un plan responsable. « Nous rejetons d’un revers de main cette décision du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aime, d’augmenter de 37% c'est-à-dire de passer à 230 gourdes sur chaque galon. Nous invitons la population et les chauffeurs à se mobiliser afin de faire échec à ce plan malhonnête du gouvernement.
Au regard de l’évolution de l’essence sur le marché international, et avec la guerre en Iran, le MUTH s’interroge sur le mobile de la décision du premier Fils-Aimé et de son ministre des finances de revoir les prix et d’accélérer l’inflation, l’instabilité politique et l’effondrement de l’économie nationale. « Ils pouvaient de manière progressive faire un ajout, mais une augmentation aussi brutale est une démagogie, a-t-il fait savoir.
L’augmentation du carburant, produit transversal, entraînera inévitablement un déséquilibre sur le marché commercial et économique et fragilise les catégories les plus vulnérables, a analysé le syndicaliste.
Les différents secteurs d’activités socioéconomiques auront à subir de grandes conséquences compte tenu du faible pouvoir d’achat des ménages et l’impossibilité pour certains acteurs d’affronter les effets néfastes de la décision.
En ce sens, il appelle les autorités compétentes à aborder la question avec intelligence et dégager d’autres alternatives pouvant protéger l’ensemble de la population qui ne sait à quel saint se vouer face à la détérioration de ses conditions de vie.
Dans la même veine, M. Bénissoit a également dénoncé la décision du commissaire du Gouvernement près le TPI des Cayes, qui a pris la décision de fixer leur propre tarif à savoir la gazoline à 800 gourdes le gallon, le diesel à 900 gourdes. C’est une preuve selon lui que rien n’est contrôlé dans le pays.
Gerard HResil
