Le Conseil électoral provisoire a mis ce jeudi au processus d’enregistrement des partis politiques. Plus de 310 partis politiques sont enregistrés dans le cadre de ce processus qui a débuté le lundi 2 mars dernier.
Pour la dernière journée, beaucoup de partis politiques ont afflué dans les locaux du Conseil Électoral Provisoire (CEP) à Pétion-Ville. Parmi celles qui se sont présentées figurent le parti de l’ancien Premier ministre Claude Joseph, les Engagés pour le Développement (EDE), le Mouvement National pour la Transparence, Émergence Patriotique ainsi que plusieurs autres organisations politiques.
L’atmosphère était particulièrement animée au siège du CEP ce jeudi 12 mars 2026. Plusieurs formations politiques venues s’enregistrer étaient accompagnées de leurs sympathisants. Le regroupement CAHDOA est même arrivé avec un groupe de rara. Les partisans du parti ont escorté leurs dirigeants jusqu’à l’entrée du Conseil avant de s’arrêter dans la cour pour créer de l’ambiance à l’extérieur des bureaux où se déroulaient les formalités administratives.
Cependant, la présence de ces organisations n’a pas laissé certains citoyens indifférents. Des personnes présentes devant le CEP ont profité de l’occasion pour lancer des propos critiques à l’endroit de plusieurs dirigeants politiques, les accusant d’être responsables de la situation actuelle du pays.
« Nous ne voulons plus de vous à la tête du pays. Vous avez détruit la nation. Laissez la place à quelqu’un d’autre. Vous avez déjà fait assez de mal à ce pays », a déclaré l’un d’entre eux à l’attention des responsables présents.
Pour leur part, les acteurs politiques estiment que leur participation au processus constitue une obligation dans une société démocratique. Plusieurs représentants ayant complété leur inscription ont toutefois insisté sur l’importance de la question sécuritaire, qu’ils considèrent comme une condition essentielle pour permettre l’organisation effective des élections dans le pays.
Le représentant du Mouvement National Toutouni a indiqué que sa structure est déjà mobilisée pour participer aux compétitions électorales à tous les niveaux. De son côté, l’ancien parlementaire Arnel Bélizaire affirme être prêt à prendre part au scrutin, même s’il ne fait pas partie des signataires du pacte pour la stabilité et l’organisation des élections.
Alors que cette phase d’inscription prend fin, les regards se tournent désormais vers les prochaines étapes du calendrier électoral, dans un contexte où les défis liés à la sécurité et à l’organisation restent au cœur des préoccupations.
Sorah Schamma Joseph
