La Fédéral Aviation Administration (FAA) maintient les restrictions imposées aux vols américains dans l’espace aérien dans le pays. En vigueur depuis le 12 novembre 2024, cette mesure a été prolongée le 2 mars 2026 et restera applicable jusqu’au 3 septembre 2026, selon un nouvel avis officiel (NOTAM A0024/26).
En effet, l’autorité américaine de l’aviation civile interdit aux compagnies aériennes américaines, aux opérateurs commerciaux, aux pilotes titulaires d’un certificat délivré par la FAA ainsi qu’aux exploitants d’aéronefs immatriculés aux États-Unis d’opérer à des altitudes comprises entre la surface (SFC) et 9 999 pieds au-dessus du niveau moyen de la mer (MSL) dans des zones spécifiques du territoire haïtien.
Zones concernées
Ainsi, la restriction vise l’espace aérien situé au sud de la latitude 19°10’00’’ Nord et au nord de 18°20’00’’ Nord, entre la frontière haïtiano-dominicaine et le méridien 73°00’00’’ Ouest, ainsi qu’un rayon de 15 milles nautiques autour des coordonnées 19°10’00’’N / 72°31’00’’O. Selon la FAA, cette décision est motivée par des risques pour la sécurité des vols associés à l’instabilité persistante et aux menaces liées aux groupes armés opérant dans certaines régions du pays.
Exceptions et dérogations
Parallèlement, le NOTAM précise que des opérations peuvent être autorisées, à condition d’obtenir une approbation préalable d’une autre agence du gouvernement américain avec l’aval de la FAA, ou une dérogation formelle délivrée par l’administrateur de l’agence. Toutefois, les vols opérant en dehors des zones spécifiquement mentionnées ne nécessitent pas d’autorisation particulière.
« En cas d’urgence mettant en jeu la sécurité immédiate d’un vol, le commandant de bord est habilité à déroger aux restrictions dans la stricte mesure requise par la situation. », lit-on dans la note officielle.
En ce sens, cette prolongation confirme la persistance des préoccupations sécuritaires dans l’espace aérien haïtien. Depuis novembre 2024, les autorités américaines estiment que les conditions au sol représentent un risque potentiel pour l’aviation civile, notamment à basse altitude. « La FAA fonde cette interdiction sur les dispositions du Code des États-Unis relatives à la sécurité aérienne (49 USC 40113(a), 44701(a)(5) et 46105(c)). », poursuit la note.
Vladimir Predvil
