Le Conseil électoral provisoire (CEP) a lancé, ce lundi 2 mars, le processus d’enregistrement des partis et regroupements politiques intéressés à prendre part aux prochaines joutes électorales dans le pays. Ce processus prendra fin le 12 mars 2026.
Pour la première journée, les partis n’ont pas été nombreux à se présenter au bureau du CEP pour se faire inscrire dans le registre électoral.
Pierre Dieudonné Délice, coordonnateur national du parti politique Zoula (Zouti pou yon lòt Ayiti), premier parti à s’être inscrit, a encouragé le Conseil électoral à dialoguer avec les autorités en place afin de trouver les moyens d’organiser les élections cette année.
Selon le coordonnateur de Zoula, le pays ne peut plus continuer de transition en transition. « Dans un pays démocratique, le véritable pouvoir doit passer par les élections. Certaines personnes aiment les transitions parce que cela leur permet de faire ce qu’elles veulent », a ajouté Pierre Dieudonné Délice.
Il affirme que si son parti est élu, il y aura une autre Haïti.
« Nous avons une vision qui nous permettra de développer le pays », a-t-il déclaré.
Plus loin, il a soulevé la question de l’insécurité dans certaines régions du pays, ce qui pourrait avoir un impact direct sur la tenue des élections, notamment sur la campagne électorale.
Il a également encouragé les autres partis à venir s’inscrire afin de participer aux élections.
De son côté, Néolien Jean Wisonne, président du parti politique MORDH (Mouvement pour la recherche Ensemble pour la Dignité Haïtienne), qui n’a pas pu finaliser son inscription ce jour-là, a affirmé que des élections doivent impérativement être organisées dans le pays.
Selon lui, c’est l’absence d’élections qui a conduit le pays à ce niveau de crise.
Les deux partis ont déclaré qu’ils n’ont pas signé le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
Par ailleurs, Joseph André Gracien Jean, ministre délégué auprès du Premier ministre, responsable des questions électorales, a indiqué que les élections seront inclusives.
« Que les partis aient signé ou non le Pacte national pour la stabilité n’est pas l’essentiel. Ce qui est primordial, c’est la réalisation d’élections libres et démocratiques afin de mettre le pays sur la voie du développement », a poursuivi le ministre Gracien Jean.
Il a précisé que le lancement des inscriptions constitue une grande avancée. Le ministre a également appelé à un narratif positif sur Haïti.
Selon lui, les élections nécessiteront d’importantes dépenses.
Des dispositions ont été prises pour la réalisation d’élections souveraines dans le pays.
Sorah Schamma Joseph
