Comme à l’ordinaire, les festivités carnavalesques demeurent une activité annuelle où artistes et passionnés du carnaval se donnent rendez-vous. Face à la montée persistante de l’insécurité dans le pays, ce patrimoine culturel devient désormais un défi à relever. Prévu initialement dans la ville de Fort-Liberté, le carnaval de cette année semble prendre une tournure décentralisée.
Selon le secrétaire d’État à la Communication, Bendgy Tilias, aucune commune n’a été officiellement choisie pour accueillir les trois jours gras du carnaval cette année. Toutefois, le secrétaire d’Etat à la Communication a précisé sur l’une des radios de la capitale, que chaque municipalité recevra une subvention afin d’organiser son propre carnaval.
Alors que Fort-Liberté était pressentie pour accueillir l’événement, Tilias a indiqué que cette ville bénéficiera d’un soutien particulier. Elle recevra un appui renforcé pour accueillir les groupes et les chars, permettant à son carnaval de retrouver une ampleur et une animation proches de ce que l’on connaissait autrefois sous la forme d’un carnaval national.
Il a également souligné que le carnaval n’a pas été dissous dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. La décision du gouvernement d’opter pour un carnaval « décentralisé » repose, selon lui, sur la réalité sécuritaire et sur la volonté de réduire les coûts en privilégiant des formes communautaires.
Dans ce cadre, il a fait savoir que le ministère de la Culture et de la Communication (MCC) offrira des subventions aux municipalités afin qu’elles puissent organiser leurs propres festivités durant les trois jours gras.
Le carnaval, autrefois tradition culturelle incontournable, est fragilisé par l’insécurité. Le Champ de Mars, lieu emblématique du carnaval, est aujourd’hui déserté.
Likenton Joseph
