Des syndicats de directeurs d'écoles, d'enseignants et de parents d'élèves saluent la décision du ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) de fixer la rentrée scolaire pour l'année académique 2025-2026, au 1er octobre prochain. Toutefois, ils exhortent les autorités à mettre en place des mesures concrètes pour assurer le respect du calendrier.
Le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle informe, dans un communiqué en date du 7 août, que la rentrée scolaire pour l'année académique 2025-2026 est fixée au mercredi 1er octobre prochain. Selon le calendrier officiel, l’année comptera 186 jours de classe avec une différence de deux jours en moins par rapport à l'année précédente, représentant un total de 844 heures de cours, ainsi que 11 jours de congé.
Le ministère s'est engagé à mettre en œuvre une série d'actions prioritaires à court et à moyen terme. Parmi elles figurent un accompagnement aux parents, aux écoles publiques et privées en difficulté, principalement dans les directions départementales de l'Ouest, du Centre et de l'Artibonite.
L'annonce de cette rentrée a été considérée comme un ouf de soulagement pour les parents et professionnels de l'éducation qui s'interrogeaient déjà sur l'ouverture des classes. Fender Confident, porte-parole de l'Association des parents d'élèves d'Haïti (ASPAEDH), se réjouit de cette information qui, selon lui, permettra aux responsables de familles d'avoir davantage de temps pour préparer leurs enfants.
Toutefois, il s'interroge sur le respect du calendrier, en particulier le nombre de jours de classe prévu, arguant que les apprenants peinent toujours à bénéficier des heures de cours prévues, soit en raison de l'insécurité, soit en raison des mouvements de débrayage des enseignants, ce qui continue à les rendre moins compétitifs que ceux de la région.
Le secrétaire général de l'Association nationale des Normaliens et Indépendants d'Haïti (ANNIH), Jackson Germain, a abondé dans le même sens que son prédécesseur et a salué cette annonce. Cependant, il souligne l'infériorité de ce nombre de jours de classe par rapport aux autres pays de la région et invite les responsables à tout mettre en œuvre pour compenser le manque.
Le syndicaliste exhorte les instances concernées à prendre des sanctions à l'encontre de tous les directeurs d'écoles qui ne respectent pas la date butoir. L'enseignant invite les autorités à satisfaire les revendications des enseignants afin d'éviter tout blocage à l'ouverture des classes.
Sheelove Semexant
