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Pourchassés par des gangs, des résidents de la capitale cherchent refuge en province

Pourchassés par des gangs, des résidents de la capitale cherchent refuge en province

Le nombre de personnes qui ont abandonné leurs maisons n'a pas cessé de grossir surtout avec les violences inouïes des gangs armés dans l'aire métropolitaine durant ces derniers jours. Des personnes survécues aux attaques des malfrats se sont réfugiées dans des camps, d'autres chez des proches et des centaines se sont dirigés vers les villes de province.

Dépourvus de tout, des centaines de résidents de Carrefour-Feuilles, de Tabarre, de solino et autres quartiers touchés par l'insécurité ont été forcés d'abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs. En effet, ce 7 septembre beaucoup de personnes ont été remarquées  dans les gares routières en partance vers les villes de province. Les deux gares routières situées à Portail-Léogâne et Carrefour de l'aéroport sont remplies de minibus qui embarquaient pour le grand Sud ainsi que le Grand Nord.

Dans la matinée du 7 septembre, lors d'une visite d'une équipe du journal le National on a remarqué beaucoup de gens dans ces stations dans le but de fuir les zones contrôlées par les bandits. En provenance de Carrefour-Feuilles, avec ses mallettes qui contiennent quelques vêtements et des pièces importantes qu'elle a pu sauver durant la catastrophe, une jeune dame met le cap vers Gonaïves ou le trajet coûte actuellement 3 000 gourdes.

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Edouard Cholo

C'est malheureusement ce qui arrive quand on attend après les Blancs pour résoudre nos propres problèmes. Pour preuve, Le Nouvelliste du 7 septembre 2023 écrit : « (...) une communauté internationale qui n’est pas pressée de voler au secours d’une population à bout de souffle,»---L'esclave domestique, le ..@...petit-bateau, le petit-"restavèk", le citoyen de seconde zone ou l'Haïtien sans dignité attend du Blanc, de son maître, ce qu'il devrait faire lui-même. Comment se plaindre après de l'irrespect de l'étranger ou de l'international à l'endroit des nationaux, des gens de chez nous ?----Quand est-ce que certains Haïtiens vont-ils se débarrasser d'une telle mentalité, à savoir faire appel aux Blancs concernant leurs problèmes locaux ? Ils se disent incapables de combattre les gangs et demandent aux Blancs de venir le faire à leur place ou de se faire descendre par les gangs à leur place ? Outre la dépendance pathologique, la dépendance maladive du colonisé vis-à-vis du maître, n'est-ce pas aussi faire preuve de lâcheté ? À l'école ou dans les médias, ne devrait-on pas apprendre à l'Haïtien à être capable de se débrouiller tout seul et cela en toutes circonstances ? Il est grand temps que nous cessions de recourir à l'aide des autres, cela nous rabaisse, nous diminue, nous enlève, je le répète, notre dignité.

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