Dans de nombreux pays, le 1er mai, on célèbre le travail.
C’est le travail qui crée la richesse dans un pays.
La qualité du travail dépend de la matière grise des citoyens, donc de leur savoir, de leurs connaissances, de leurs compétences.
Le travail a aussi un but. Subvenir aux besoins de l’individu, de sa famille, de sa communauté, du pays.
Le travail, en ce sens, effectué par des patriotes, a encore plus de valeur. Car dans le monde compétitif où l’on évolue, seules les communautés les plus performantes ont la voix au chapitre.
Il faut donc que la gouvernance soit principalement axée sur le travail.
La lutte contre le chômage doit être sa priorité.
Le travail pour tous. Le travail pour chaque citoyen. Le travail surtout pour nos jeunes.
En effet, des jeunes inactifs et au chômage, sans perspective, représentent un danger pour la société.
Nous payons déjà le prix de cette gouvernance stupide, nulle, qui ne se déploie que pour sauvegarder les privilèges de cliques dont l’intérêt national est le cadet de leurs soucis.
Aucun gouvernement n’a œuvré jusqu’ici avec la volonté de créer du travail. Créer du travail veut dire avant tout faire en sorte qu’il y ait un climat propice aux investissements. Donc, en priorité, la sécurité ! Notre peuple qui a toujours été laissé à lui-même a développé des stratégies ingénieuses dans le secteur informel. Nos gouvernements n’ont même pas eu la décence de lui offrir le minimum, c’est-à-dire la sécurité.
Beaucoup de nos politiciens, avec d’autres délinquants dans le secteur des affaires, nos grands brasseurs, ont fait exploser l’insécurité dans notre pays en favorisant l’émergence et la croissance des gangs. Maintenant, beaucoup de nos entreprises ont dû fermer leurs portes. Le secteur informel a pris un grand coup. D’autres secteurs, comme le tourisme, sont à genoux depuis plusieurs mois. Mais cette réalité n’est pas celle de nos dirigeants et de nos politiciens.
Ce 1er mai, on parlera du travail. Comme quand on parle de nos ancêtres. Des mots jetés au vent.
Il nous faut des femmes et des hommes qui œuvrent dans le concret. Qui croient vraiment au travail, à l’effort, au savoir et à la connaissance.
C’est de cette seule manière que notre pays sortira du chaos.
Gary VICTOR
