Le Bureau exécutif National BEN du collectif des enseignants pour la nouveauté de l’éducation en Haïti CENE et la coordination départementale de l’Ouest de l’union nationale des normaliens et normaliennes d’Haïti UNNOH exige du MENFP l’application intégrale de l’accord du 20 Janvier 2025 et exiger du gouvernement un ajustement salarial raisonnable et proportionnel au coût de la vie.
Des syndicalistes de l’Éducation tirent la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de violation du protocole d’accord signé le 20 janvier 2025 entre le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle et les partenaires sociaux. Ce cri a été lancé lors d’une rencontre tenue ce jeudi 30 Avril 2026 en présence de responsables syndicaux et d’enseignants concernés.
À cette occasion, le coordinateur de l’UNNOH, Péguy Noel, a dénoncé le non-respect des engagements pris par l’État, notamment en matière de régularisation administrative et salariale de plusieurs enseignants. « Le protocole d’accord que nous avons signé est très clair. Il était question que les noms des enseignants compétents qui seraient remontés soient débloqués au fur et à mesure », a-t-il rappelé. Or, a-t-il regretté, « nos camarades bloqués depuis décembre 2023 pour certains, juillet 2024 et juillet 2025 pour d’autres, ne sont toujours pas régularisés ».
Le responsable syndical a également évoqué des salaires ne pouvant pas répondre au coût de la vie, et demande un ajustement et un accompagnement social sans délai.
Face à cette situation, l’UNNOH et la CUTRASEPH mettent en garde contre les conséquences sociales d’un tel manquement. « Si les engagements déjà signés ne sont pas respectés, cela va accroître la frustration et créer des troubles dans la société », a averti Jean Mary Ferdinand, coordinateur général du CENEH.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue social, le syndicaliste lance un appel au titulaire du MENFP, Vijonet Demero, à prendre des mesures immédiates pour l’application du protocole d’accord signé le 20 janvier 2025. « Nous plaidons pour la formation d’une commission ad hoc tripartite entre le MENFP, les syndicalistes, et les ressources humaines pour mieux aborder les questions liées à la nomination ».
Par cette sortie, le Syndicat national de l’Éducation appelle les autorités à agir avec diligence afin d’éviter une nouvelle montée des tensions dans le secteur éducatif.
Gerard H. Resil
