Le Brésil a dû puiser dans ses ressources pour poursuivre son aventure dans cette 23e édition de la Coupe du Monde. Lundi 29 juin, au stade de Houston, les quintuples champions du monde se sont imposés difficilement face au Japon sur le score de 2-1, décrochant ainsi leur billet pour les huitièmes de finale.
Malgré une nette domination statistique, avec 62 % de possession contre 38 % pour les Japonais, la Seleção a longtemps été mise en difficulté par une équipe nippone bien organisée, disciplinée et redoutable en transition.
Ce sont d’ailleurs les Japonais qui ont ouvert le score à la 29e minute. Sur une action parfaitement menée, Sano a décoché une frappe sensationnelle du pied droit à une vingtaine de mètres du but, envoyant le ballon dans le petit filet gauche du gardien brésilien (0-1).
Surpris, les Brésiliens ont tenté de réagir avant la pause, sans parvenir à trouver la faille. Les deux équipes ont donc regagné les vestiaires avec cet avantage d’un but en faveur du Japon.
Au retour des vestiaires, l’entraîneur brésilien Carlo Ancelotti a rapidement procédé à un premier changement en lançant Endrick à la place de Lucas Paquetá dès la 46e minute.
Dix minutes plus tard, le Brésil a fini par égaliser. Sur un centre précis de Gabriel Magalhães, Casemiro (Homme du match) s’est élevé dans la surface pour placer une tête victorieuse et remettre les deux équipes à égalité (1-1, 56e).
La Seleção a ensuite accentué la pression, mais le Japon a résisté avec courage. À la 66e minute, Ancelotti a tenté un nouveau coup en faisant entrer Gabriel Martinelli à la place de Matheus Cunha.
Ce choix s’est finalement révélé décisif. Alors que la rencontre semblait se diriger vers une prolongation, Bruno Guimarães a servi Martinelli dans les ultimes secondes du temps additionnel. L’attaquant d’Arsenal, parfaitement placé à cinq mètres du but, a conclu d’une frappe de l’intérieur du pied pour offrir au Brésil une victoire arrachée au bout du suspense (2-1).
Il s’agit du premier but de Gabriel Martinelli dans ce tournoi. Le score est ensuite resté inchangé jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre italien Maurizio Mariani.
Grâce à cette victoire acquise de haute lutte, le Brésil se qualifie pour les huitièmes de finale. La Seleção affrontera, le 5 juillet dans le New Jersey, le vainqueur du match entre la Côte d’Ivoire et la Norvège, prévu ce mardi 30 juin.
Sans briller totalement, le Brésil a confirmé son statut de grande nation de tournoi : capable de souffrir, de patienter et de frapper au moment décisif.
Gérald Bordes
