Ce vendredi 17 avril, la sélection nationale féminine senior d’Haïti, dirigée par Pia Sundhage, affrontera son homologue de la République dominicaine au Stade Roger-Zami, dans le cadre du dernier match du premier tour des qualifications du groupe D. Une rencontre décisive en vue d’une place pour les phases finales des éliminatoires de la Coupe du Monde 2027 et des Jeux Olympiques de 2028.
L’enjeu dépasse le simple cadre sportif : une seule place qualificative est en jeu, et la tension s’est invitée dans les discours. La capitaine dominicaine Alyssa Oviedo n’a pas hésité à qualifier cette confrontation de « guerre », traduisant la détermination de son équipe à renverser la hiérarchie.
En écho, les Grenadières ont répondu avec une formule aussi imagée que résolue : « Operation Pa Pran Gòl, ti mari pap monte, ti mari pap desann nan filè yo », affirmant leur ambition de boucler cette phase sans encaisser le moindre but et avec un parcours parfait.
Pour ce rendez-vous capital, Pia Sundhage a étoffé son groupe avec les arrivées d’Océane Toussaint, Naïla Louissaint, Jasmine Vilgrain, Nya Jean-Baptiste et Cassandra Decombe. Toutefois, un élément majeur manquera à l’appel : Melchie Daëlle Dumornay, dite Corventina, absente pour cette rencontre comme lors du match précédent face à Anguilla.
Malgré cette absence de poids, l’encadrement technique conserve des arguments solides. Les observateurs estiment que l’expérience et la rigueur de Pia Sundhage pourraient suffire à maintenir l’équipe dans une dynamique gagnante.
Les performances enregistrées jusqu’ici confortent cet optimisme : Haïti a largement dominé le Belize (9-0), pris le dessus sur le Suriname (2-0) et surclassé Anguilla (5-0). Autant de résultats qui témoignent d’une supériorité technique, mais que seule une victoire face à la République dominicaine viendra définitivement valider.
Dans ce duel aux accents de finale avant l’heure, c’est moins la rhétorique guerrière que la maîtrise collective qui fera la différence.
Gérald Bordes
