Le directeur académique de la Fédération Haïtienne de Judo (FHJ), Thony Charles, également ancien entraîneur national de l’équipe juvénile, a présenté les perspectives académiques et sportives de la discipline, tout en soulignant les difficultés auxquelles font face les judokas haïtiens.
Il a révélé que la fédération bénéficie depuis l’an dernier d’une opportunité académique importante grâce au programme Stipendium Hungaricum, mis en place par la Fédération Internationale de Judo en partenariat avec une université hongroise. La judoka Méli Jennifer Étienne avait été présélectionnée pour cette bourse, mais n’avait pas pu suivre la formation en raison d’une insuffisante maîtrise de l’anglais.
Selon Thony Charles, l’athlète pourrait néanmoins intégrer le programme cette année après avoir suivi des cours intensifs pour améliorer ses compétences linguistiques. La FHJ envisage également de proposer de nouveaux candidats à ce programme académique, en vigueur depuis trois ans.
Sur le plan sportif, la fédération s’apprête à publier son calendrier officiel d’ici la fin du mois.
Parmi les principales échéances figurent la Coupe de la Ligue du Nord, l’Open panaméricain de Panama en avril, un stage régional de formation d’arbitres prévu en juin – possiblement à Ouanaminthe –, l’Open de Santo Domingo en octobre, ainsi que la Coupe Sabiana Anestor, compétition officielle sanctionnée par la fédération. L’organisation du championnat national de judo est également envisagée cette année.
Toutefois, Thony Charles a dénoncé plusieurs obstacles administratifs qui freinent la participation des athlètes haïtiens aux compétitions internationales. Il a notamment évoqué les difficultés liées aux démarches de visa et le refus du Comité Olympique Haïtien (COH) de délivrer certaines lettres de soutien nécessaires aux procédures.
Selon lui, cette situation pénalise avant tout les athlètes locaux, privés d’opportunités d’acquérir une expérience internationale essentielle à leur progression.
Elle pourrait également compromettre la participation d’Haïti à l’Open de Panama ce mois-ci.
En conclusion, le responsable académique a lancé un appel aux autorités sportives afin que la priorité soit accordée aux athlètes nationaux. La présence de judokas comme Méli Jennifer Étienne ou Marie Ivenide dans les délégations internationales constitue, selon lui, un atout majeur susceptible d’apporter des médailles au judo haïtien et de renforcer l’image du pays sur la scène sportive internationale.
Gérald Bordes
