Aucune explication mais tout le blâme : De jeunes mères plaident en faveur de l’éducation sexuelle en Haïti
De nombreuses adolescentes et préadolescentes qui tombent enceintes pensent que c’est le seul moyen d’empêcher d’autres filles de vivre cette surprise bouleversante.
NDLR: « Cet article a été initialement publié par Global Press Journal». Global Press Journal est une publication internationale à but non lucratif ayant reçu plusieurs prix et qui emploie des femmes journalistes locales au sein de plus de 40 bureaux d’information indépendants en Afrique, en Asie et en Amérique latine .
GRESSIER, HAÏTI — Quand Françesse avait 13 ans, elle a eu des relations sexuelles avec son petit-ami d’alors, qui avait à peu près son âge. Pendant deux mois, elle n’a pas eu ses règles. Ce n’était pas la première fois que ses règles étaient en retard. Mais quelque chose était différent. Françesse, qui, comme d’autres sources de cette histoire, a demandé à être identifiée seulement par son prénom par crainte de stigmatisation, avait la nausée.
« J’en ai parlé à mon petit ami, qui m’a demandé d’attendre. Puis, après trois mois, j’ai eu d’autres symptômes. J’ai fait un test qui a révélé que j’étais enceinte », dit-elle, son regard vide fixé sur une route très fréquentée de ce quartier animé de la commune de Gressier, à environ 30 kilomètres (19 miles) de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.
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