La Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR), sous le patronage de la Primature, a organisé, ce vendredi 31 juillet 2026, une rencontre d'échanges et de partage sur les rôles et responsabilités des institutions publiques dans la mise en œuvre de la feuille de route de la CNDDR.
Cette activité a réuni des représentants de la Primature, des membres de la CNDDR, des représentants de tous les ministères publics et organismes autonomes, des membres de la sous-commission Désarmement et Démantèlement, des membres de la sous-commission Prévention/Réinsertion, ainsi que des représentants des organisations et agences internationales.
Cette journée a été l'occasion pour les membres de la CNDDR, particulièrement sa coordonnatrice Guerda Prévillon, M. Ilionor Louis et M. Léonidas Michel, de présenter la feuille de route et les grandes orientations de la CNDDR.
Des tables rondes, des débats interactifs entre les panélistes et l'assistance, dans l'objectif de faciliter une meilleure compréhension des orientations stratégiques, la présentation des travaux des sous-commissions Démantèlement/Désarmement et Prévention/Réinsertion, ainsi qu'une réflexion de la mission haïtienne à New York sur le DDR, ont marqué cette journée.
Il y aura aussi des ateliers de travail, des sessions restreintes d'analyse pour déterminer les rôles et les responsabilités des institutions publiques, collecter les recommandations pour la mise en œuvre de la feuille de route du DDR.
La coordonnatrice de la CNDDR, a présenté la mission de la commission,invite ainsi les acteurs à une prise de conscience collective, tout en lançant un appel à toutes les institutions publiques et aux organismes autonomes afin qu'ils accordent une attention particulière à la situation des enfants, des jeunes et des adolescents impliqués dans les groupes armés dans le pays.
De son côté, la coordonnatrice résidente des Nations Unies en Haïti, Nicole Boni Kouassi, estime que cette feuille de route constitue une étape importante pour apporter une réponse nationale au défi de la violence armée dans le pays. Elle souligne que, dans ce contexte, la communauté internationale considère le processus de désarmement, de démantèlement et de réinsertion comme une composante essentielle au retour de la paix en Haïti.
Elle annonce ainsi que les Nations Unies accompagneront les autorités par différents moyens permettant d'atteindre les objectifs de la CNDDR, tout en soulignant la nécessité d'une implication de tous les acteurs concernés
Axène Joseph, directeur de cabinet du Premier ministre, affirme que le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé fait de la question de la sécurité une priorité, notamment à travers le renforcement des capacités de la PNH, des Forces armées d'Haïti et le déploiement de la FRG.
Il a insisté sur la réinsertion des jeunes, qui fait également partie des priorités du gouvernement.
Le gouvernement est totalement engagé dans le processus de DDR.
Selon lui, c'est avec la participation de l'ensemble des institutions que ce processus pourra porter ses fruits.
La CNDDR souhaite donc que cette journée permette aux partenaires d'être bien informés, sensibilisés et prêts à s'impliquer dans les actions de la CNDDR, de formuler des recommandations sur les rôles et responsabilités spécifiques de chaque ministère dans la mise en œuvre de la feuille de route du DDR, des recommandations pertinentes sur les mécanismes d'implication et de coordination des secteurs publics en appui à la CNDDR, des recommandations sur l'élaboration des termes de référence du comité de suivi chargé d'appuyer la CNDDR, ainsi qu'un cahier des charges sur les contraintes et les risques à considérer dans la mise en œuvre de la feuille de route avec l'appui du secteur public.
Sorah Schamma Joseph
