Le Ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) a organisé sa 38e rencontre de la Table Sectorielle de Protection Sociale (TSPS). Une initiative qui vise à protéger et à renforcer les interventions en faveur des enfants.
Lors de son intervention, la directrice de cette Table Sectorielle de Protection Sociale (TSPS), Mme Marie Hérold Michel, a fait savoir que cette table sectorielle est un processus de consolidation des travaux thématiques autour de la protection sociale. Elle a rappelé que la 37e édition a été tenue le 22 avril 2026 et leur a permis de réaffirmer la nécessité d'une coordination plus structurée, fondée sur le suivi des interventions, la redevabilité des acteurs et la mesure des résultats.
Par ailleurs, elle affirme que la TSPS est entrée aujourd'hui dans une phase d'approfondissement thématique et de la mise en œuvre de la Politique nationale de promotion et de protection sociale. Cette démarche consiste à examiner progressivement, définir les points politiques et documenter les interventions réalisées, identifier les mécanismes nécessaires pour renforcer leur cohérence et leur complémentarité.
Plus loin, Mme Michel explique que cette rencontre a pour objectif de construire une lecture commune des interventions relatives à l'enfance, tout en examinant les responsabilités institutionnelles, les catégories des enfants concernés, les territoires, les mécanismes de prise en charge et les résultats obtenus.
Au cours de cette activité, plusieurs structures régaliennes feront partie des travaux.
« Les travaux d'aujourd'hui vont mettre en œuvre les interventions de l'Institut du Bien-être social et de recherches, en ce qui concerne la protection de l'enfance. Ils permettront également à la direction du MAST, à travers son service dénommé Femmes et Enfants, de présenter leurs différentes interventions en faveur de la prévention et de la lutte contre le travail des enfants ainsi que leurs mécanismes de protection et d'accompagnement des enfants exposés à l'exploitation économique », a ajouté la directrice de la TSPS.
En outre, elle a fait comprendre que cette contribution est importante car, selon elle, la protection des enfants ne peut être envisagée uniquement comme la responsabilité de l'assistance sociale ; elle concerne notamment les conditions dans lesquelles les enfants peuvent être engagés dans des activités économiques. Ils sont exposés à des risques et les mesures nécessaires pour prévenir ces formes de travail.
Plus loin, la directrice de la TSPS a indiqué que les interventions des différents acteurs ont permis de présenter leurs visions respectives et de répondre aux diverses interrogations liées à la protection des enfants.
Elle a également expliqué que la méthodologie adoptée pour cette activité est participative. Elle comprend des présentations institutionnelles, des séances de questions-réponses, des échanges techniques ainsi que la formulation de recommandations.
Au cœur de cette rencontre, nous devons exposer une meilleure catégorie des interventions relative à l'enfance, une identification précise du rôle de chaque institution et des recommandations opérationnelles qui permettront d'améliorer leurs interventions. Une coordination sectorielle dynamique de suivi doit également être bien définie afin d'assurer la mise en œuvre des recommandations retenues.
Enfin, elle a déclaré que la protection sociale en Haïti est une responsabilité partagée qui nécessite l'engagement de toutes les institutions et de toutes les organisations.
Yasmine Sanon
