La décision des autorités américaines de mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) pour des milliers de ressortissants haïtiens et syriens continue de susciter de vives réactions, tant au sein de la communauté internationale qu'en Haïti. Alors qu'aucune réaction officielle n'a encore été enregistrée de la part des autorités haïtiennes, plusieurs défenseurs des droits humains appellent le gouvernement à agir rapidement.
Dans une interview accordée au journal Le National, le défenseur des droits humains Antonal Mortimé a déploré le silence des autorités haïtiennes. Selon lui, cette absence de réaction met en évidence les limites de la diplomatie du gouvernement. Il estime que les autorités haïtiennes doivent entrer en communication avec l'administration américaine afin d'explorer une formule permettant soit de régulariser la situation des bénéficiaires du TPS, soit d'organiser leur retour sur une base volontaire et dans des conditions dignes.
De son côté, Me Darbensky Gilbert estime que l'État haïtien n'est pas en mesure d'accueillir les migrants qui pourraient être contraints de rentrer au pays. Selon lui, le gouvernement peine déjà à garantir la sécurité et les conditions de vie de la population vivant en Haïti. L'avocat et défenseur des droits humains rejoint toutefois Antonal Mortimé sur la nécessité d'engager des négociations avec les autorités américaines autour de la question du TPS.
Antonal Mortimé a adressé un message aux Haïtiens concernés par la fin du programme TPS. Il les encourage à garder courage et à poursuivre leurs efforts malgré les nombreuses difficultés qui les attendent. Selon lui, cette décision entraînera d'importants défis pour les personnes concernées, qui auront besoin d'un accompagnement pour traverser cette période.
Le défenseur des droits humains appelle également les Haïtiens vivant en Haïti à faire preuve de compréhension et de solidarité envers leurs compatriotes touchés par la fin du TPS. Il souligne que ces derniers ne seront plus en mesure de soutenir financièrement leurs proches comme ils le faisaient auparavant, en raison des difficultés auxquelles ils seront confrontés. Il invite ainsi la population à prendre conscience de cette nouvelle réalité et à éviter tout jugement à l'égard des migrants concernés.
