Le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) a présenté, ce mercredi 27 mai 2026, lors d’une conférence de presse tenue en ses locaux, les mesures relatives à l’ajustement du salaire minimum. Cette décision concerne l’ensemble des secteurs d’activité, notamment celui du textile.
Par ailleurs, le ministre Marc-Elie Nelson a expliqué que ces augmentations, variables selon les secteurs, résultent d’un dialogue social visant à concilier le pouvoir d’achat des ouvriers et la viabilité des entreprises. Il a insisté sur la nécessité de protéger les emplois dans un contexte de crise économique, tout en rappelant les seuils légaux fixés par l’arrêté du 6 mai 2026.
Nouveaux barèmes par segment
Segment A (secteurs en croissance et stables, comme les lignes aériennes) : 1 000 gourdes, soit +30 % par rapport aux 770 gourdes précédents.
Segment B (secteurs concurrentiels et moins vulnérables) : 900 gourdes contre 615, soit +46 %.
-Segment C (restaurants, agriculture, sylviculture, élevage, pêche) : 760 gourdes contre 540, soit +41 %.
Segment E (travail domestique/personnel de maison) : 500 gourdes contre 350, soit +43 %.
Segment F (industries d’assemblage et manufacturières tournées vers l’exportation, notamment le textile) : 1 000 gourdes pour une journée de 8 heures. Le salaire de production est fixé à 1 300 gourdes lorsque l’objectif normal est atteint.
Segment H: 900 gourdes contre 615, soit +46 %.
Le ministre Marc-Elie Nelson a rappelé que le salaire minimum légal de référence pour une journée de 8 heures est désormais fixé à 1 000 gourdes, constituant un plancher obligatoire. Aucune entreprise ne peut verser un salaire inférieur à ce seuil. Les barèmes de production doivent être établis de manière raisonnable et transparente, et les travailleurs percevront 1 300 gourdes lorsque l’objectif normal est atteint, avec un calcul proportionnel en cas de dépassement.
Le MAST souligne que l’entrée en vigueur du nouvel arrêté ne saurait justifier une réduction arbitraire des rémunérations ou des avantages déjà acquis. L’article 8 précise que ce texte abroge toutes dispositions antérieures contraires et sera exécuté sous la diligence du ministère.
In fine, le ministère invite les travailleurs, employeurs et organisations syndicales à privilégier le dialogue social afin d’éviter toute interprétation erronée susceptible de créer des tensions. Il assure demeurer disponible pour accompagner les partenaires sociaux et veiller au respect des dispositions légales.
Likenton Joseph
