Des étudiants de la Faculté des Sages-Femmes de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont élevé la voix pour dénoncer plusieurs dysfonctionnements administratifs au sein de l’institution, notamment une augmentation jugée excessive des frais académiques ainsi qu’un manque de considération envers leurs revendications.
Selon les protestataires, l’administration de la faculté souffre d’un grave déficit de communication. Ils critiquent également l’absence de structures capables de répondre à leurs préoccupations, ainsi que l’indisponibilité des responsables administratifs, en particulier celle de la doyenne, Nadège Daudier Denis, à qui ils disent ne pas avoir accès.
Les étudiants affirment qu’au cours du mois d’avril, les frais de scolarité sont passés de 2 500 gourdes à 10 000 gourdes par année académique. À cela s’ajoutent plusieurs frais additionnels, notamment pour l’achat obligatoire de maillots, les badges et les uniformes de stage.
« L’ensemble de ces frais atteint désormais un montant de 20 500 gourdes », ont-ils dénoncé.
Face à cette situation, certains étudiants estiment que ces nouvelles mesures donnent l’impression d’une volonté de « casser » ou de privatiser la faculté, alors qu’il s’agit d’une institution publique.
« Ces décisions ont été prises sans aucune explication claire pouvant justifier le passage des frais de 2 500 à 10 000 gourdes », ont-ils poursuivi.
Par ailleurs, les étudiants dénoncent également des difficultés sur le plan académique. Ils révèlent que plusieurs promotions passent jusqu’à deux années dans une même classe, une situation qu’ils qualifient de récurrente depuis l’ouverture de la faculté et qui ralentit considérablement leur progression universitaire.
« L’un des principaux problèmes auxquels la faculté fait face reste les deux années passées dans une même classe. Nous dénonçons cette situation, nous sommes fatigués de faire deux ans par classe », ont-ils martelé.
En conséquence, les étudiants exigent que les responsables de l’établissement assument pleinement leurs responsabilités, corrigent les dysfonctionnements dénoncés et rétablissent des conditions correspondant, selon eux, au fonctionnement normal d’une faculté publique.
« Nous demandons aux responsables de prendre leurs responsabilités afin que la faculté fonctionne comme elle le devrait. Nous sommes fatigués des décisions prises contre nos intérêts », ont conclu les étudiants de la Faculté des Sages-Femmes de l'UEH.
Modeline Youte
