À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, célébrée ce 20 mars, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) met l’accent sur le rôle de la jeunesse dans la construction de la paix, tout en soulignant la progression continue de la langue française dans le monde.
En effet, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a mis en avant la progression et le rayonnement de la langue française, tandis que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué le rôle de la Francophonie comme un espace de dialogue, de solidarité et de paix dans un monde marqué par les divisions.
Cette journée internationale de la Francophonie est célébrée cette année sous le thème « Génération Paix ? », une invitation à reconnaître le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et de la stabilité dans un monde marqué par de profondes divisions.
Dans ce contexte, Organisation internationale de la Francophonie (OIF) met en avant les initiatives portées par la jeunesse à travers l’espace francophone, tout en réaffirmant les valeurs de solidarité et de coopération entre les peuples.
Présenté récemment à Québec en présence de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le rapport la langue française dans le monde révèle une importante progression du français à l’échelle internationale. La langue compte désormais 396 millions de locuteurs, se hissant à la 4ᵉ place mondiale, derrière l’anglais, le mandarin et l’espagnol.
Le document souligne également que le français est la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le monde, avec près de 170 millions d’apprenants, et qu’il constitue la troisième langue de l’économie et des affaires.
Dans un message publié à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué le rôle de la Francophonie comme « source de dialogue, de confiance et de solidarité » dans un contexte international tendu. Il a également rappelé l’importance du multilinguisme au sein des Nations unies, considéré comme un levier essentiel de tolérance et d’inclusion.
Suivant la secrétaire générale de la Francophonie, l'Afrique s’impose comme le principal moteur de cette dynamique, concentrant 65 % des locuteurs francophones. Selon les projections, le nombre de francophones pourrait atteindre 590 millions d’ici 2050, dont une grande majorité sur le continent africain.
La date du 20 mars revêt une portée symbolique : elle marque la création, en 1970, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue aujourd’hui l’OIF.
Louise Mushikiwabo appelle à poursuivre les efforts pour renforcer le rayonnement de langue française « Réjouissons-nous de ce chiffre et contribuons ensemble à le faire prospérer », a-t-elle déclaré.
Parallèlement, la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a appelé à faire vivre davantage la langue française, notamment en investissant les espaces numériques. Elle a souligné que la vitalité du français dépend de sa présence et de son usage, en particulier auprès des jeunes générations. Selon elle, le renforcement du rayonnement de la langue passe par un engagement collectif, encourageant ainsi les locuteurs à s’approprier le français et à le faire prospérer à travers les nouveaux outils de communication.
Dans un monde en quête de repères, la Francophonie apparaît ainsi comme un espace de convergence culturelle et politique, où la langue française demeure un vecteur de dialogue, de coopération et de paix, a-t-elle martelé.
Vladimir Predvil
