Des mobilisations se sont poursuivies ce mercredi 7 février 2024 marquant la date prévue pour la fin du mandat du Premier ministre Ariel Henry, selon l’accord signé en décembre 2022. Le coordonnateur du Sant Karl Levêque pense que l'appel à l'action doit persister si Ariel Henry ne quitte pas son poste.
Nous appuyons grandement les mobilisations actuelles a fait savoir le coordonnateur général du Sant Karl Levêque. Ces mobilisations dit-il, expriment un fort soutien à la demande de démission d'Ariel Henry en tant que Premier ministre d'Haïti.
Aussi, le coordonnateur général du Sant Karl Levêque, Gardy Maisonneuve souligne que la population haïtienne est exaspérée par la situation. Après ce 7 février 2024, l'avenir reste incertain, et l'appel à l'action doit persister si Ariel Henry ne quitte pas son poste. Selon M. Maisonneuve, le pays a besoin d'un leader capable d'unifier la population, de créer des institutions transparentes, loin de la corruption.
« Après ce 7 février, rien n'est dit que nous devons rester les bras croisés si Ariel Henry ne démissionne pas de son poste de premier ministre de la République. Il va falloir que nous nous armons de courage pour permettre au pays de souffler un peu», poursuit-il en appelant la population haïtienne à la vigilance durant ces moments de mobilisations.
Des membres de la population que ce soit dans la capitale ou dans les villes de province ont investi les rues pour réclamer la démission d’Ariel Henry. Tout comme, le mardi 6 février, la tension était palpable à Port-au-Prince à l'approche de cette date fatidique. L'ancien chef rebelle, Guy Philippe, a fait une apparition marquante, accentuant un climat de protestation notamment à Pétion-ville et à Delmas. Des centaines de manifestants dans ces zones ont exprimé leur soutien à l'ancien sénateur tout en critiquant vivement le Premier ministre Ariel Henry, exigeant avec fermeté sa démission.
Vladimir Predvil
