Les démarches des acteurs nationaux et internationaux pour aboutir aux solutions pouvant faciliter un retour à la normale des activités socioéconomiques grossissent ces derniers jours. Le Canada, les États-Unis sont en tête de liste pour prendre la direction de la force militaire prévue pour ce mois de novembre en Haïti. Le Premier ministre Ariel Henry a rencontré, le mercredi 26 octobre, le DG. Ai, de la PNH. Ils se sont entretenus autour de la question sécuritaire du pays.
L’international, pour faire face à la situation actuelle, prévoit le renforcement de la Police nationale par l’entremise d’une intervention militaire qui doit leur permettre de contrecarrer les gangs qui prennent en otage les routes nationales et des ports du pays, a annoncé le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, lors de son récent séjour au Canada et dans ses discussions avec les autorités canadiennes autour de la crise sécuritaire et humanitaire haïtiennes.
Parallèlement, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, de concert avec le secrétaire adjoint de l’hémisphère occidental, Brian Nichols, veut le déploiement de cette force militaire en Haïti le plus vite possible. « Cette force multinationale, que prévoient les États-Unis pour Haïti, doit se composer principalement de policiers et de quelques militaires », a déclaré Brian Nichols. Néanmoins, le Canada compte assez de moyens pour assurer la direction de cette intervention militaire, mais jusque-là aucune conclusion n’a été faite concernant le pays qui doit la conduire. Plusieurs dizaines de pays, partenaires d’Haïti à travers le monde, ont soutenu l’idée pour qu’il y ait la présence d’une force militaire sur ce territoire, dit-il.
Ce mercredi 26 octobre, le Premier ministre Ariel Henry a rencontré le directeur général ai. de la Police nationale, M. Frantz Elbé. Ils ont discuté de la crise sécuritaire et le chef du gouvernement a aussi visité le parc automobile des engins lourds de la PNH.
« Cet état des lieux effectué par le Premier ministre Ariel Henry rentre dans le cadre de l’appui du gouvernement à la PNH et du renforcement de la capacité opérationnelle de l’institution policière afin de mieux faire face aux différents enjeux liés aux défis sécuritaires de l’heure », a indiqué le bureau de communication de l’institution policière.
Durant cette même journée, le chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, M. Eric Stromayer, ainsi que d’autres personnalités américaines, a rendu visite au directeur général de la PNH. M. Frantz Elbé. Ensemble, ils ont évalué la situation sécuritaire du pays et envisagé quelques perspectives pour le renforcement de la capacité opérationnelle des forces de l’ordre sur le territoire. Cependant, le mardi 25 octobre, une délégation composée de Michel Chanoux, le conseiller et chargé d’affaires de l’Ambassade de France en Haïti, le colonel Grégory Charvieux, l’attaché de défense en Martinique et le sergent-chef Christian Souma ont aussi discuté avec le DG de la PNH autour du fléau de l’insécurité et les capacités opérationnelles de la PNH.
En revanche, pour une résolution de sortie de crise, dans son devoir de servir et de protéger, la PNH invite la population à collaborer avec ses agents, afin de lutter contre le banditisme dans toutes ses formes, aux fins de restaurer l’ordre et la paix sur tout le territoire.
Oberde Charles
