La Ligue haïtienne des femmes pour le renouveau (LIHFER), en collaboration avec des organisations féminines de la société, a organisé une cérémonie de présentation et de validation d’un document issu d’un dialogue inter-femme réalisé à travers les 11 départements le jeudi 7 avril. Ce document vise à faire entendre la voix des femmes haïtienne notamment en ce qui a trait à l’insécurité systémique qui gangrène le pays.
Les femmes sont souvent les premières victimes des actes de violence des bandés armées. Face à cette situation, la Ligue haïtienne des femmes pour le renouveau a initié un dialogue afin de permettre aux femmes de donner leur point de vue sur ce qui se passe dans le pays et réclamer la sécurité et le droit à la vie.
La coordonnatrice générale de la Ligue haïtienne des femmes pour le renouveau (LIHFER), Pedrica Saint-Jean, a condamné vivement les actes de maltraitance sur les femmes haïtiennes surtout dans les quartiers populaires lors des conflits entre les groupes armés rivaux. Elle a lancé aussi un appel de sensibilisation en faveur des femmes qui sont les plus vulnérables de la société et demande à l'État de prendre ses responsabilités pour mettre fin à cette situation déplorable.
D'autre part, la représentante du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Helen Meagher La Lime, a pris la parole en cette occasion pour féliciter les femmes haïtiennes qui ont pris cette initiative afin de faire entendre leurs voix dans la société. Elle a annoncé que les États-Unis, en collaboration avec la Police nationale d'Haïti, disposent d'un fonds pour la gestion de l'institution. Ce fonds vise à résoudre les problèmes de l'insécurité en Haïti et gérer les problèmes de manquements de l'institution de l'État d'Haïti. Ce qui favorisera l’intégration des femmes au sein de l’institution policière.
La ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Sofia Loréus, a adressé un message de sympathie aux victimes des attaques des gangs armés dans les quartiers populaires, surtout à Martisant et dans les zones avoisinantes. Elle a condamné les actes de violence qui sévissent dans les rues de la capitale et demande à l'État de sortir de son silence et de prendre ses responsabilités face à cette situation. « Ce sont les femmes qui sont les premières victimes, a insisté MmeLoréus.
Ketzia Isaac
