« Notre planète, notre santé », c'est le thème retenu pour la Journée mondiale de la santé cette année. À cette occasion, le ministère de la Santé publique et de la Population a promis de travailler aux côtés de ses partenaires, parmi lesquels le ministère de l’Environnement, en vue de relever le défi de sauvegarde de la planète dans la perspective du développement durable.
Des dignitaires du gouvernement et des responsables du ministère de la Santé publique et de la Population ont marqué la cérémonie de leur présence. Au cours de cet événement, un hommage posthume a été rendu au feu docteur Paul Farmer, décédé à 62 ans le lundi 21 février 2022 au Rwanda.
« Les changements climatiques ne sont pas seulement une question politique pour nous, ils sont une question de survie », a, d’entrée de jeu, fait comprendre le Premier ministre Ariel Henry qui dit se soucier de préserver la flore et la faune à l’instar de plusieurs pays en développement qui déploient des efforts considérables en vue de réaliser leurs objectifs dans le cadre des 17 Objectifs de développement durable consacrés qu’aux problèmes de santé.
La crise climatique : une crise sanitaire
Pour éviter le pire, il faudrait limiter le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre qui sont des composants gazeux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre. Il faudrait donc limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius. D’où l’importance d’agir sur l’heure.
Le ministre de l’Environnement, James Cadet, a élaboré en long et en large sur la nécessité d’agir vite et bien, car le changement climatique est désormais présent avec la canicule, les cyclones, les tremblements de terre et des records de température très élevés. Nous sommes tous liés par une mère commune qui est la planète terre.
Avec la hausse des températures engendrées par les émissions de gaz à effet de serre, on assiste à une fonte des glaces de plus en plus tôt et elles en ont plus de mal à se reformer en hiver. Cette journée invite l'être humain à comprendre la co-relation entre la nature et l’homme que ce soit pour la santé, l’alimentation ou le bien-être en général. Il est donc important de venir en aide à la planète en réduisant au maximum chez nous la pollution plastique et l’abattage systématique des arbres de nos forêts.
« Cette journée est donc un appel à l'action du secteur de la santé pour qu'il prenne l’initiative d’agir sur les détriments environnementaux de la santé dans les Amériques », selon les propos de Maureen Birmingham, représentante de l’OPS.
Elle promet, au nom de l’OMS, de travailler avec les États membres afin d’atteindre les buts et les objectifs consistant à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge en utilisant une approche durable et équitable qui accorde la priorité à la réduction des iniquités en matière de santé.
Remise de plaque à la veuve du Dr Paul Farmer
Cette célébration fut aussi l’occasion pour le ministère de la Santé publique et la Primature haïtienne d’honorer, à titre posthume le DrPaul Farmer, médecin américain de renom et cofondateur de Partners in health, décédé le 21 février 2022 à l'âge de 62 ans.
Sa veuve, Didi B. Farmer qui recevait la plaque, a présenté son époux comme un philanthrope et un battant pour une meilleure condition de vie des plus démunis.
Mme Farmer est revenue, lors de son discours, sur sa collaboration avec celui qui fut aussi anthropologue de formation et professeur d'université à Harvard.
« Paulo était épris du pays, notamment du Plateau central. Il portait Haïti sur son cœur », a laissé croire la veuve du Dr Farmer.
Enfin, le Premier ministre Ariel Henry a promis de travailler afin de contribuer à la réalisation d’un des rêves du feu médecin qui était de doter la ville de Mirebalais d’une université. Il a promis de considérer, avec les porteurs de projet, la possibilité pour l'État haïtien de participer à l'offre de terrains nécessaires en vue de la construction de cette œuvre.
Gerard H. Resil
