Deux mois plus tard, le gang 400 Mawozzo libère enfin tous les missionnaires séquestrés

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Le réputé et craint gang 400 Mawozo a finalement libéré les 12 autres missionnaires (11 Américains et un Canadien) kidnappés à la mi-octobre, a confirmé le porte-parole de la PNH, Gary Desrosiers, au journal Le National.

On ignore si une rançon a été versée, cependant, M. Desrosiers a déclaré que la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), a aussi confirmé la remise en liberté des otages qui faisaient partie des 17 victimes d’un rapt collectif orchestré par les gangsters de la Croix-des-Bouquets.

Les ex-otages ont été repérés à Morne à Cabris, tôt ce jeudi, par des membres de la population qui avaient alerté les agents de l’ordre en vue de les récupérer.

Après deux mois de séquestration, les missionnaires vont retrouver leurs familles. La mission américaine Christian misionary s’est, d’ailleurs, félicitée de la libération de leurs membres.

Ils ont été enlevés à la mi-octobre, à Croix-des-Bouquets alors qu’ils étaient en route pour l’aéroport international Toussaint Louverture où ils devaient prendre l’avion afin rentrer chez eux suite à une visite effectuée dans un orphelinat de Ganthier, au nord de la capitale haïtienne.

  

 

Autre nouvelle moins réjouissante, le conseil de direction de la Faculté des Sciences, une entité de l’Université d’Etat (UEH),  a fait part, dans une note, de sa consternation suite au  kidnapping des époux Roberte Bien-Aimé et Jean-Raoul Monplaisir qui enseignent, tous les deux, à ladite faculté.

Ils ont été enlevés le 13 décembre au Centre-ville de Port-au-Prince. Le conseil condamne ce double cas de kidnapping perpétré après le décès brutal du professeur Patrice Dérénencourt.

« Plusieurs de nos enseignants et étudiants ont souffert dans leur chair de cette insécurité chronique et entretenue, certains y ont même laissé leur vie. Et justice ne leur a pas été rendue »,  s’insurge le conseil.

Il a émis une pensée spéciale pour les professeurs Michel-Léon Pérodin, Alix Gaillard, Patrice Dérénencourt et l’étudiant Grégory St-Hilaire.

« La Faculté des sciences,  particulièrement, a trop souffert de l’irresponsabilité sans borne des dirigeants du pays », ont indiqué les membres du conseil qui appellent les autorités à tout mettre en œuvre en vue d’aboutir à la libération de ces deux enseignants de carrière, selon un communiqué en date du 14 décembre portant les signatures de Justin Casimir, responsable administratif et des responsables académiques Edgard Étienne  et Janin Jadote.

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