De l’avis de tout un chacun, la situation ne s’améliore pas. On s’enlise dans une corruption dont l’ampleur se révèle dans l’incapacité de l’État à prendre la moindre décision pour que le quotidien des citoyens change. Trop de politiciens ont les mains trempées dans la délinquance. Il faut en finir avec les gangs, soit, mais on ne peut traiter seulement les effets sans s’en prendre à la cause. S’en prendre à la cause, c’est s’attaquer aux fondements d’un État devenu pourri qui ne peut plus vivre qu’avec à ses commandes des incompétents, et comme interlocuteurs une communauté internationale majoritairement occidentale qui, sur tous les continents, pense pouvoir toujours prospérer avec le chaos installé hors de ses frontières.
La force de cet État tel qu’il est actuellement, c’est que la société civile est pour l’instant réduite presque à néant. Depuis trop longtemps elle a été la proie d’imposteurs qui, à la tête de groupes ou d’associations souvent personnalisées, souvent fantômes, n’avaient au fond qu’un seul objectif : jouir directement ou indirectement du pouvoir, profiter des larges prébendes de l’État et de la communauté internationale à travers les institutions de cette dernière et aussi des ONG. Démasquées, ces personnes n’ont plus l’influence qu’elles avaient auparavant, même si certaines pensent avoir encore la voix au chapitre. D’une manière ou d’une autre, elles sont aussi responsables, à travers leurs institutions souvent bidons, du chaos qui est le nôtre aujourd’hui.
Notre société traine aussi le poids d’une immense frustration. Cette frustration s’exprime par une haine, une violence, dont la négativité est flagrante, car elle ne peut déboucher sur rien.
Il faudrait de vrais hommes d’État pour se sortir de cette situation calamiteuse. Pas ces politiciens qui ne pensent qu’au pouvoir. Pas ces gens d’un vaste secteur de l’élite économique, toujours aussi méprisants, toujours à genoux devant l’étranger.
La Rédaction
