Le mercredi 26 février 2026, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge-Gabriel Colin, a procédé à l’installation officielle de Monsieur Chesnel François à la tête de la Direction générale des impôts (DGI). À ses côtés, Alfred Pierre est nommé directeur général adjoint, formant un tandem appelé à conduire l’une des administrations les plus stratégiques de l’État ayitien, selon les informations recueillies sur place par la direction de Rédaction du quotidien Le National.
Cette nomination intervient, a appris le journal, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de nécessité impérieuse de mobilisation accrue des ressources internes. La DGI, pierre angulaire du système fiscal national, se trouve au cœur de la stratégie de redressement des finances publiques.
Un profil issu de l’administration fiscale
Selon les informations dont dispose la Rédaction, monsieur Chesnel François est reconnu comme un cadre chevronné de l’administration fiscale ayitienne. Son parcours s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces dernières années en matière de modernisation des outils de collecte et d’amélioration de la gouvernance interne.
Au sein de la DGI, a appris le journal d’une source crédible, il s’est distingué par sa maîtrise de mécanismes de recouvrement, sa connaissance approfondie du cadre réglementaire fiscal et son engagement en faveur d’une meilleure traçabilité des opérations. Son expérience technique, conjuguée à une compréhension fine des enjeux institutionnels, le positionne comme un acteur central de la réforme fiscale en cours.
Son accession à la direction générale apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un parcours administratif marqué par la rigueur, la discipline professionnelle et une volonté constante d’optimisation des performances de l’institution.
Une mission stratégique : accélérer la réforme fiscale
À peine installé, le nouveau directeur général a affirmé sa détermination à accélérer la réforme fiscale et à finaliser le plan stratégique de la DGI. Cette feuille de route s’articule autour de plusieurs axes majeurs :
- L’élargissement de l’assiette fiscale ;
- L’amélioration du taux de conformité des contribuables ;
- La modernisation des outils technologiques ;
- Le renforcement de la transparence et de la reddition de comptes.
Dans un pays où la pression fiscale demeure structurellement faible, la consolidation de recettes internes constitue un impératif de souveraineté budgétaire. « La réforme ne se limite pas à un ajustement technique ; mais elle vise une transformation en profondeur des méthodes de travail et des rapports entre l’administration et les contribuables », a affirmé l’actuel Directeur de la DGI.
Le déploiement du système RMS : un levier de modernisation
Quant aux priorités annoncées, Le National est en mesure de confirmer pour son lectorat que figure le déploiement du système RMS (Revenue Management System), présenté comme un instrument clé de modernisation.
Ce système, a confié la nouvelle tête de la DGI au Journal, a pour vocation de, (d’) :
- Automatiser les processus de collecte ;
- Centraliser et fiabiliser les données fiscales ;
- Réduire les délais de traitement ;
- Renforcer la traçabilité des paiements.
L’introduction d’un tel dispositif s’inscrit dans une dynamique de digitalisation indispensable à l’efficacité administrative, a appris le Journal. En optimisant la gestion des données, la DGI pourra améliorer la prévision des recettes, détecter plus aisément les anomalies et limiter les risques de fraude.
Le RMS représente ainsi bien plus qu’un simple outil technique, constitue le socle d’une gouvernance fiscale modernisée et transparente.
La transparence et la performance comme principes directeurs
Chesnel François a souligné que la transparence devait être au cœur de l’action de la nouvelle direction. Dans un environnement marqué par la défiance institutionnelle, la crédibilité de l’administration fiscale dépend de sa capacité à rendre des comptes et à assurer l’équité dans l’application des règles.
L’optimisation de la gestion de données permettra une meilleure visibilité sur les créances fiscales et facilitera la production de statistiques fiables. Cette exigence de clarté est essentielle pour renforcer la confiance des partenaires nationaux et internationaux.
La valorisation du capital humain
Au-delà de réformes structurelles, le nouveau directeur général insiste sur la dimension humaine de la performance institutionnelle. Il considère que la motivation du personnel et l’amélioration des conditions de travail constituent des leviers décisifs d’efficacité.
La modernisation technologique ne saurait produire ses effets sans un personnel formé, engagé et valorisé. À cet égard, la nouvelle direction entend promouvoir :
- Le renforcement des capacités techniques ;
- Une meilleure organisation interne ;
- Une culture de responsabilité et de mérite.
Cette approche traduit une conception managériale équilibrée, où l’innovation technologique s’accompagne d’un investissement dans le capital humain.
Une responsabilité au cœur de l’équilibre budgétaire
La nomination de Chesnel François intervient à un moment charnière pour les finances publiques. L’État haïtien fait face à une pression accrue pour accroître ses recettes tout en maîtrisant ses dépenses.
En prenant la tête de la Direction Générale des Impôts, il assume une responsabilité déterminante : contribuer, par une collecte plus efficiente et transparente, à la stabilisation macroéconomique du pays.
Son mandat s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde, où la performance administrative devient un enjeu national. La réussite de cette mission dépendra de sa capacité à conjuguer modernisation technologique, discipline institutionnelle et mobilisation du personnel.
À travers cette nomination, la DGI se voit confier un rôle central dans la reconstruction de la confiance fiscale et le renforcement de la souveraineté financière de l’État.
