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Dr. James LAMARE  s’adresse au Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Patrice TALON

Dr. James LAMARE  s’adresse au Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Patrice TALON

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(Les 3 grandes recommandations réconciliatrices)

Monsieur le Président,

Au nom de ce qui nous unit, le « Sang louverturien », je me découvre pour vous saluer.  Par le signe des Chevaliers de la vérité et par le contresigne des Maitres de la sapience, je salue le « Bénin passé » et le « Bénin présent ».  Fífá ní nɔ kpɔ́ xá mi !

Monsieur le Président,

Après le séisme du 12 janvier 2010, le Bénin a octroyé une centaine de bourses d’études à la Jeunesse ayitienne. Bien que 60 % des anciens boursiers diplômés servent aujourd’hui, dans des conditions relativement ignominieuses, des pays ayitianophobes, l’Ayiti réveillé tient à remercier le « Gbeyiyazi tò’ ɔ »pour son amour inconditionnel et inextinguible envers ses sœurs et frères dont les ascendants furent arrachés à l’Afrique par des puissances européennes coalisées il y a cinq siècles.

Monsieur le Président,

Il y a cinq siècles, une grande coalition venue d’Europe a déporté en Amérique des millions d’Africains robustes et insoumis. A Saint-Domingue, les alliés de cette fédération terroriste ont institué le système esclavagiste, volant et violant nos sœurs, nos mamans et nos frères exilés. Le 1er janvier 1804, les survivants de la catastrophe esclavagiste ont créé l’Etat indépendant d’Ayiti après avoir mis en déroute l’armée raciste française.

Monsieur le Président,

Ayiti est la Fille de l’Afrique. Sa joie et ses souffrances sont celles de l’Afrique. Depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021, le pays a basculé dans la guerre civile. Des groupes armés, financés par des cercles négrophages et des politiciens apatrides, terrorisent incessamment la population ayitienne. En raison de cette insécurité programmée, une avalanche de professionnels et d’intellectuels ont pris la poudre d’escampette. La plupart d’entre eux se réfugient en ce moment, embourbés dans la déchétisation symbolique et la déqualification professionnelle, dans les pays coresponsables de la déstabilisation politique de leur société originelle.

Monsieur le Président,

Depuis trois mois, des professionnels et investisseurs caribéens racisés dans le monde occidental, mais désireux de s’installer au Bénin, me contactent via la Fondation Dr. James Lamare pour me demander conseil. Tous les jours, je reçois des messages et surtout des plaintes… Tous les jours, les lamentations de la diaspora africaine vitrifient partiellement mon cœur. Les plaignants sont des intellectuels chevronnés, des entrepreneurs, des retraités... Tous condamnés à la misère affective et à la frustration en Occident.

Monsieur le Président,

Depuis la promulgation, en septembre 2024, de la loi relative à la “reconnaissance de la nationalité béninoise aux Afro-descendants”, vous êtes considéré par la communauté ayitienne comme un Champion du Grand rapprochement bénino-caribéen. Votre empathie louverturienne ravive la flamme d’une fraternité affaiblie par le révisionnisme historique.

Monsieur le Président,

Pour une meilleure rentabilisation des ‘’relations bénino-afro-diasporiques’’ et pour la survie de notre patrimoine culturel kamite, permettez-moi de vous soumettre ces trois grandes « recommandations réconciliatrices » :

  1. La création d’un organisme gouvernemental chargé de la gestion des affaires afro-descendantes (naturalisation, accueil des investisseurs, repérage des talents dans la diaspora africaine) ;
  2. L’établissement d’un département d’études afro-caribéennes à l’Université d’Abomey-Calavi et à l’Université de Parakou ;
  3. La prise de quelques mesures foncières exceptionnelles (offrir des terres à des « Afrodescendants méritants »).

Monsieur le Président,

Une armada de frères et sœurs de la diaspora africaine veulent retourner à Kama, chez vous, chez nous, chez eux pour apporter leur pierre à l’édifice. Cependant, ils s’inquiètent de ne pas retrouver la Caraïbe culturelle en Afrique continentale. La mise en application de mes grandes « recommandations réconciliatrices » dissipera leurs inquiétudes.

Monsieur le Président,

   Le Bénin, Mère d’Ayiti, n’appartient pas qu’aux natifs du Bénin. Il appartient à l’Humanité. Vive le Bénin ! Vive Ayiti !   Un yi wan nu Benin. Un nyi Benin nu ɖo hun mɛ bɔ un na kpo ɖo Benin nu wɛ! Benin ni nɔ gbɛ! Ayiti ni nɔ gbɛ!

 

 Dr. James LAMARE, Ph.D.

 Enseignant à l’Université de Hearst, Canada

 Diplômé de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) et de La Sorbonne (France)     jameslamare928@gmail.com

+1 514 248 06 86 (Canada)

 https://fondationdrjameslamare.org/

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