Haïti : Crise électorale à l'UEH, à l'image du pays
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Au-delà de son rôle d'institution académique, l’Université d’État d’Haïti (UEH) se trouve plongée dans une crise électorale sans précédent. Marquée non seulement par des soupçons de détournement de fonds, d’abus de pouvoir, mais également de manipulations politiques et de promesses controversées. Le rôle trouble de certains candidats font refléter des scènes tragiques de certaines joutes électorales du pays, notamment ceux ou celles qui ont orchestré leur démission tout en influençant la machine électorale, accouchant une méfiance généralisée entre des observateurs.trices. Cette crise, reflet des tensions sociopolitiques nationales, menace la stabilité de l’UEH dans tout son corpuscule squelettique, en tant que bastion intellectuel et moral dans un contexte de crise humanitaire et sécuritaire. L’article propose une réflexion analytique sur cette dérive électorale et le déficit d’éthique qui en découle jusqu'à affecter le Rectorat en général et les différentes entités de l'UEH, en particulier, et transformant ainsi un espace de débats et de recherches en théâtre de luttes de pouvoir clanique.
La crise électorale à l’Université d’État d’Haïti (UEH) reflète des tensions sociopolitiques et des pans de controverses énormissimes qui traversent l’ensemble du pays voire la communauté universitaire. Cette institution, historiquement demeure un espace de débat et de contestation, se retrouve aujourd’hui au cœur de luttes de pouvoir internes. Cette forme de lutte des contraires devient une anomalie pour la réalisation des joutes électorales pour remplir les vides démocratiques du Conseil de l'Université (Cu).
Une crise électorale révélatrice de tensions socio-politiques
Une effervescence délibérative et malhonnête, selon des observateurs, issue d'abord, de la décision de démission du président du conseil électoral central (Cec), après avoir monté la machine pour la réalisation des élections, pour ensuite se lancer à la course électorale. Ce revirement vite et rapide, prête à équivoque, si l'on croit plus d'un.
Dès lors, la légitimité de l’ancien président de la Commission électorale centrale (Cec) commence à frotter les tympans de certains analystes. Ce qui a, sans doute, débouché sur remise en question, notamment en raison de l’exécution de certains projets-types[1] et des manœuvres électorales visant à influencer les électeurs.trices[2] du Conseil de l’Université (Cu) et les risques pesant sur des projets historiques [3], alimentent une crise d’envergure sensible. Une affaire lourde de conséquences explosives qui font bouger des nuages de réflexion.
Marquée par une méfiance généralisée et des conflits politiques internes, cette situation symbolise une crise institutionnelle prolongée, révélant les ambitions démesurées telles que caractérisent également la classe politique et la classe économique haïtiennes. Une complexité qui va bien au-delà de simples apparences de la controverse.
Enjeux sociopolitiques de la crise électorale
L’élection des membres du Conseil Exécutif (Ce) de l’UEH est importante pour garantir une gouvernance transparente (art. 22, UEH, 1997), inclusive et capable de répondre aux attentes de différents corps de l’Université (étudiants, étudiantes, professeurs, professeures, doyens, doyennes). Or, des soupçons de favoritisme et d’ingérence de la CEC continuent d’affaiblir le processus électoral.
Une correspondance officielle (BR: 30169) datée du 4 juin 2024, émanant du Rectorat de l'Université d'État d'Haïti (Ueh), signée par le Recteur Fritz Deshommes, a été adressée au Président et aux membres de la Commission Électorale Centrale.
Faisant suite à la réception d'une lettre datée du 31 mai 2024 concernant le calendrier électoral pour les élections du Conseil Exécutif qui ont été prévues le 14 août 2024. Nécessitant la réunion du Conseil de l'Université pour débattre des enjeux liés aux élections, compte tenu du contexte difficile (agressions physiques et verbales, non-tenue d'élections dans plusieurs facultés, abus exagérés de pouvoir, etc.) inscrivant dans une ambiance liée à la volonté de promouvoir un climat relationnel serein pour la prise de décision au sein des organes concernés.
Selon certains cadres de l’administration publique, cette situation soulève non seulement des questions sur la nécessité d'un rapport d’audit sur l’allocation équitable des ressources, mais également sur les critères ayant guidé la sélection de ces bénéficiaires. Elle pourrait également refléter des manquements dans la gestion ou des priorités mal définies, au détriment de certaines entités clés de l’UEH.
En cela, la légitimité de l'ancien président de la Commission électorale centrale est-elle tenable face aux préjudices et à la reddition de compte, se demandent pertinemment plus d'un ? Autrement dit, dans quelle mesure des manœuvres électorales intentionnelles peuvent-elles saper la confiance des étudiants.es sur des initiatives de dons? Et, qu'en est-il de la provenance de fonds finançant cette initiative, poursuivent-ils ? Ou du moins, qu’adviendra-t-il des promesses ambiguës qui seraient faites aux délégués.es étudiants.es du Conseil de l’Université (Cu) ? La menace est implosive voire explosive. Une crise électorale lourdement armée de conséquences plane sur l'avenir de l'institution.
Contexte électoral : Cheminement de la crise à l'UEH
Le président de la CEC démissionne le 26 juin 2024. Ce qui est louable et prévu par l'article 37 de la charte électorale centrale de mai 2019, un jour après avoir publié le calendrier électoral qu’il avait lui-même signé. Puis déclare sa candidature pour les élections du CE. Selon certains observateurs qui intéressent à la question, cette décision soulève des suspicions de conflits d’intérêts et de motivations personnelles ou claniques, pouvant avoir de graves conséquences sur l’avenir de l’Université d’État.
Une grande partie de l’électorat (composé de doyens.nes, professeurs.res et étudiants.es) souffre d’illégitimité, avec des mandats expirés depuis plusieurs années ou des postes vacants non pourvus. Cela fragilise catégoriquement la crédibilité du processus électoral, si l'on croit certains observateurs.
Par ailleurs, des analystes montreraient clairement que ces membres illégitimes de l’électorat soutenaient la candidature de l’ancien président, favorisant des démarches jugées contraires à l’éthique, en contournant des débats essentiels et en forçant des décisions par vote majoritaire en banalisant les dispositions légales relatives au déroulement des élections.
Alors que le processus électoral pour renouveler le Conseil Exécutif (Ce) de l'Université d'État d'Haïti (Ueh) a été lancé en juin 2024, deux mois avant la fin du mandat du CE, mais reporté au 15 décembre 2024.
La Commission électorale centrale (Cec) aurait ignoré les principes réglementaires, ce qui a suscité des accusations d’irrégularités et des contestations (art. 4, alinéa 2, UEH, 2019). Ce qui fait que :
Aujourd'hui l'université haïtienne évolue dans un contexte ou la perte de certaines valeurs entrave sa mission et la plonge au bord d'une débâcle (Dorvilier, 2013 : pp. 46-47) [4].
Le président de la CEC a démissionné pour se présenter au poste de Recteur. C'est ce revirement rapide et flou qui a renforcé les soupçons de manipulation et pointe la question morale et éthique au pinacle du débat.
Épuration de l’électorat
Une note du Conseil de l'Université, signée par trois (3) membres, a révélé le 15 décembre 2024, date qui était prévue pour les élections, un degré élevé d’illégitimité dans l’électorat : sept (7) postes vacants et mandats non renouvelés depuis des années.
Le mandat du CE actuel a été prorogé pour régulariser l’électorat, permettant à l’UEH de revenir à une situation légitime, où les scrutins pourraient se tenir suivant les traces tangibles du calendrier électoral.
Au travers de cette note, le CE a affirmé son respect des textes réglementaires, refusant de proroger son mandat au-delà de la date légale. En attendant les mécanismes de la machine électorale centrale, il mène les affaires courantes qui, jusque-là, courent sans répit.
L’application des articles des Dispositions Transitoires (1997) et des Règlements Intérieurs (2017) a permis de rétablir la légitimité des membres du Conseil de l’UEH. Ce qui poserait, jusque-là, problème à l'éligibilité de l'ancien président du conseil électoral central (art. 37, alinéa 3, 2019).
Retour à la normalité institutionnelle, quelle affaire ?
A côté de cette marche vertigineuse de l'anormalité, où plus de trois (3) facultés se trouvent en situation irrégulière, tout bascule vers le bas. Ces entités sont dirigées, à contre-sens, par des conseils dont les mandats avaient été arrivés à échéance. Tout le monde le sait. Qu'a-t-on fait pour retourner à l’ordre ? Cette épuration a assuré que seuls les membres élus de manière légitime participent désormais aux élections du neuf (9) février 2025.
Mais aujourd'hui, les coups bas prolongés l'ont tenu dans l'impasse et menacent de sombrer dans éboulement qui fragiliserait l’avenir.
Entre-temps, une transition vers la normalité est annoncée et la restauration de l’intégrité institutionnelle s'est mise en question. Mais qu’adviendra-t-il toutes les fois que ces entités ne parviennent pas à réaliser les élections dans le temps imparti ?
Contexte délétère
La polarisation politique du conseil électoral central et le manque de leadership au niveau national des membres, se reflètent dans l'UEH. Des factions rivales s'affrontent sur des bases non idéologiques, mais de positions ou encore d'intérêt clanique. La partie adverse manigançait des stratégies corporatistes qui peuvent nuire à l'éthique et aux modalités de candidature, efficacement louches, de mauvaise augure pour s'affronter aux urnes.
C'est la détérioration totale des infrastructures de la machine électorale. Non pas au gré de l'insuffisance du budget universitaire, mais de la frustration des acteurs de l'autre bord qui rendent difficile la tenue d'élections équitables et apaisées pour un climat plus probant soutenu par une corporatiste de mandatés à échéance creusée. Sous cette tablature de ruse assourdissante, certains ignorent leur abus de pouvoir, et d'autres montent au créneau via un jet de maquillage ou de «make-up», pour une courte transition en vue de contrer la corne.
Ce que l'on appellerait, tout court, une tentative de «coup d'État électoral» orchestrée par la Commission électorale centrale (Cec) de l'Université d'État d'Haïti (Ueh) pour favoriser ledit président dans le processus d’urnes pour le renouvellement du Conseil Exécutif (Ce).
La CEC, en insistant sur cette échéance, néglige les élections nécessaires dans 4 entités de l’UEH, où des responsables illégitimes occupent leurs postes depuis plusieurs années. En cela :
Se rappelle-t-on que la crise nationale, sous sa forme contemporaine, est née d'élections? Le plus souvent, on pointe le doigt sur celles de l'année 2000 (Deshommes, 2002 : p. 165) [5].
En violant plusieurs articles de la charte électorale centrale, la CEC a favorisé son président (UEH, art. 10 : 2019) en manipulant le calendrier électoral et en excluant des membres légitimes du Conseil Universitaire (Cu). C'est pourquoi :
En son sein, plusieurs groupuscules cherchent à établir leur loi. Quand cela ne se produit pas à cause de la fébrilité de leur position, du vide de leur pensée, ils en appellent à leur arme de prédilection : la violence, qui serait un argument valide. […] Avec eux, c’est une guerre contre les principes et les règles (Tibère, 2018) [6].
La CEC a abusé de son indépendance (UEH, art. 6 : 2019) pour appuyer le président-candidat, compromettant la crédibilité et l’impartialité du processus électoral. En cela, l’on se plonge dans un jeu de rhétorique avancé :
Ironie du sort, au lieu d’aider à résoudre la crise haïtienne, c’est l’université qui risque d’être emportée par la crise. Les cris de détresse de l’université haïtienne montrent qu’elle est désarmée par rapport à cette crise qu’elle devrait aider à prévenir, à affronter, à résoudre (Jérôme, 2024) [7].
Elle a volontairement confondu les règles concernant l’absence et la démission pour maintenir des alliés illégitimes dans le CU.
Ce qui débouche visiblement sur deux constants électoraux émergents : un favorable au président-candidat, prêt à tout prix d’ignorer les irrégularités constatées, et l'autre demandant un délai pour rétablir la légitimité du CU.
Certains partisans, estiment des observateurs, cherchent à accélérer les élections sans débat, sans doute voulant broyer toutes les pistes pour accepter les électeurs.trices non éligibles à voter pour une équipe, où ils utilisent une majorité simple illégitime pour imposer leur volonté.
Alors que l’autre courant propose un report de deux (2) à trois jours (3) mois pour régulariser la situation et garantir un processus compétitif et équitable.
De la Crise à la crise
L'UEH est un symbole d'ascension sociale en Haïti. Que l’on veuille ou non. Mais, personne ne l'ignore, pourtant. Au contraire. Son anomalie peut entraîner l’entorse à d'autres muscles sensibles du corps de la communauté. Une crise aussi aiguë au sein de cette institution hôte menace l'accès à une éducation de qualité dans les différentes entités et aggrave d'autres questions qui fument sur le tapis à leur plus forte flamme[8]. Pourvu que c'est le Recteur (UEH, art. 7 : 1997) principalement qui en est à la tête de toute décision. Une crise pareille va renforcer le sentiment de désillusion parmi les étudiants et étudiantes, des professeurs, professeures de la communauté.
Le report à la normalité est un processus qui marque un divorce des pratiques d’usurpation et une renaissance de la légitimité à travers le respect des règles établies au plus haut niveau du CU. Une dimension dépassée pour le retour à l'ordre et à l'éthique procédurale en vue de rétablir les principes qui renforcent la crédibilité et l'efficacité institutionnelle de l'UEH, est recommandée.
Rappelons que le 10 janvier dernier un communiqué a été signé par le Prof. Walex Pierre, l’actuel président de la CEC, et M. Rubens Avril, secrétaire a.i. pour la tenue de l'élection. Un nouveau pas franchi.
La Commission électorale centrale (Cec) de l'Université d'État d'Haïti (Ueh), via ce communiqué de presse, annonce la publication d'un calendrier électoral ajusté pour le renouvellement des membres du Conseil Exécutif (Ce) de l'UEH.
Cette modification fait suite à une demande de prorogation, approuvée par le Conseil de l'Université (Cu) le 8 janvier 2025, en raison de détérioration des conditions sociopolitiques et sécuritaires en novembre 2024. L'on se demande alors, que nous permet-il d'espérer lorsque l'on sait que quatre (4) des entités de l’UEH sont en situation d’irrégularités administratives ?
Possible résolution
Toutefois, en vue de rétablir la confiance et redresser la balance de cette possible implosion du processus électoral, certaines personnes doivent jeter l'éponge officiellement, estiment certains professeurs, (UEH, art. 6, 7, 8, et 9. 2019) en attendant qu'un rapport d'audit soit dressé pour garantir la transparence à chaque étape du processus électoral et pour éviter toutes accusations de fraude ou de manipulation clanique. C'est une question d'éthique. Tout simplement.
Pour que cela soit possible, le conseil électoral central de concert avec le CU doit procéder, après la période de contestation de candidature (UEH, art. 33, 34, 35, 36, 37 et 38. 2019), à un dialogue inclusif basé sur la demande d’audit interne des candidats, une volonté qui vise les intérêts collectifs de tous les acteurs, de toutes les actrices universitaires, (étudiants et étudiantes, personnels, professeurs.es, doyens et doyennes) par des consultations régulières pour bâtir un minimum de confiance pour la réalisation des élections crédibles et équitables en vue rétablir l'ordre.
Ainsi, la résolution de cette crise électorale à l'UEH pourrait, au mieux, aux yeux de tous et de toutes, constituer un modèle pour une gestion de conflits plus apaisée dans d'autres secteurs dont les 4 entités (FE, FASCH, IERAH et INAGHEI) de l'UEH qui sombrent, pour l'heure, dans une crise électorale archétypique [9], voire au plus haut niveau de l'échiquier politique du pays.
En renforçant la crédibilité de cette institution phare, tous les Haïtiens et toutes les Haïtiennes enverraient un signal positif concernant sa capacité à surmonter ses divisions et à reconstruire un minimum de cohésion sociale et institutionnelle.
Voilà une démarche qui embrasse les enjeux liés en même temps à la crise de sécurisation des élections.
La sécurisation des élections repose sur des démarches équitables et ordonnées, où des institutions comme l'UEH jouent un rôle clé en promouvant le travail, l'équité et la prospérité collective. Cela nécessite d’éviter toute influence d’intérêts claniques ou de contrefaçons qui pourraient compromettre la transparence et l’inclusivité du processus électoral. Ce qui est vrai, l’Université d'État d'Haïti doit courber à ses trois responsabilités : former, promouvoir la recherche et la créativité, et rendre service à la communauté en proposant des sorties de crise. Mais qu'adviendra-t-il, dans une société en crise humanitaire et sécuritaire aiguë, lorsque l’Université faillit à sa triple mission ?
Elmano Endara JOSEPH
Notes
[1] En avril 2022, le Conseil exécutif de l’Université d'État d'Haïti a confié l’exécution de plusieurs projets clés à des agents exécutifs du CU. Conformément aux dispositions nécessaires (article 76.11, de la charte électorale 2019), tout agent public gérant des fonds de l’État devait avoir de décharge avant de prendre une autre charge. Un rapport d'audit interne devrait être dressé pour éclaircir la candidature de tous, conformément à l’article 35.11 de la charte électorale centrale.
[2] Certains observateurs, avec qui nous avons échangés, témoignent de la non clairvoyance de certains projets et de dons. Certains estiment que près d'une trentaine de professeurs en ont eu, avant même que certains.nes étudiants. étudiantes parviennent à les leur. Alors que, paradoxe du pire, dès le départ ces professeurs bénéficiaires n’étaient pas inscrits dans ce programme de don dont certains observateurs ignorent la provenance de ce fonds.
[3] Le Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations (Cnhrr) dont le Conseil Exécutif de l'UEH préside a formulé des recommandations et consacre l’année 2025 comme « Année de la Restitution Française à Haïti ».
[4] Fritz Dorvilier (2013) (dir.). La crise de l'Université haïtienne. Une réflexivité estudiantine. Coll. Conseils, communications, Constructions. C3 Éditions. Port-au-Prince.p. 140.
[5] Fritz Deshommes (2002). Université et luttes démocratiques en Haïti. Éditions Cahiers universitaires. Imprimeur. Port-au-Prince. Haïti. p.290.
[6] Jean Junior F. Tibère (2018). L’université, c’est quoi ? Le Nouvelliste. Consulté le 12 2019. Disponible sur : https://lenouvelliste.com/article/193658/luniversite-cest-quoi
[7] Jean Pharès Jérôme (2023). La crise de la formation supérieure en Haïti ne date pas d'aujourd’hui. Le Nouvelliste. Consulté le 16 novembre 2023. Disponible sur : https://lenouvelliste.com/article/245568/la-crise-de-la-formation-superieure-en-haiti-ne-date-pas-daujourdhui
[8] Le 20 octobre 2024, l’Université d’État d’Haïti a élaboré un document stratégique en français et en créole présentant la feuille de route du Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations (Cnhrr) pour l’année 2025.
[9] Je traiterai cette question dans la deuxième partie de ce travail. L'article 76 de la charte électorale du 2019, entre l'heure de la publication de la liste des électeurs, électrices, il faut 15 jours avant la date du lancement de campagne électorale.
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