La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) exprime sa profonde douleur face à la persistance de la en Haïti
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La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) exprime sa profonde douleur face à la persistance d’une crise multidimensionnelle en Haïti. Cette situation, marquée par une instabilité politique chronique, une économie en déroute, une dégradation sociale et environnementale, et une catastrophe humanitaire sans précédent, est exacerbée par une violence terroriste rampante.
Malgré la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), conformément à l’accord du 3 avril 2024 visant à rétablir l’ordre institutionnel et amorcer une transition de rupture, l’instabilité politique reste prononcée. Le CPT fait l’objet de contestations de la part de divers acteurs de la société civile et de la classe politique, y compris certaines parties prenantes à l’accord. Ces critiques réclament son remplacement par un juge de la Cour de Cassation pour diriger la transition.
La crédibilité du CPT est par ailleurs entamée par un scandale de corruption impliquant trois de ses membres, accusés de détournement de 100 millions de gourdes à la Banque Nationale de Crédit (BNC). Ces individus, refusant de répondre à la justice, alimentent la défiance généralisée envers cette instance exécutive, compromettant ainsi toute perspective de progrès politique.
L’installation d’un Conseil Électoral Provisoire (CEP), également controversée, n’offre pas de garanties pour la tenue d’élections crédibles d’ici fin 2025, comme stipulé par l’accord. Les doutes quant à la transparence du processus électoral et à la capacité des institutions à organiser ces élections renforcent le scepticisme populaire. Depuis 2016, Haïti n’a pas tenu d’élections, devenant ainsi le seul pays de la région sans dirigeant élu depuis près de dix ans.
Sur le plan économique, Haïti demeure paralysée par une insécurité omniprésente et des décennies de mauvaise gouvernance. En septembre 2024, le taux d’inflation s’élève à 27,90 % selon l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), tandis que le produit intérieur brut (PIB) continue de se contracter. Les activités commerciales sont gravement perturbées par les gangs armés réunis sous l’organisation terroriste “Viv Ansanm,” qui contrôlent une large partie de la capitale et des axes stratégiques, où ils instaurent des postes de péage.
La fuite des investisseurs et la fermeture d’entreprises locales aggravent le chômage, plongeant des millions de familles dans une précarité absolue. Les revenus, déjà insuffisants, ne permettent plus de faire face à l’explosion des prix des biens de première nécessité.
La crise alimentaire atteint des proportions alarmantes. Selon le Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC), environ 5,4 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, dont deux millions en situation d’urgence alimentaire (Phase 4 de l’IPC). Les déplacés internes, vivant dans des conditions précaires à Port-au-Prince, font face à une insécurité alimentaire catastrophique (Phase 5 de l’IPC), caractérisée par la faim extrême, des niveaux critiques de malnutrition et un risque accru de mortalité.
La violence des groupes armés, notamment “Viv Ansanm” et “Gran Grif,” a déplacé plus de 280 000 personnes en 2024, principalement à Port-au-Prince et dans l’Artibonite. Ces déplacés, vivant dans des camps de fortune, sont confrontés à des conditions sanitaires déplorables. Par ailleurs, près de 5 millions de personnes, soit environ 40 % de la population, subissent une insécurité alimentaire aggravée par l’impossibilité d’accéder aux services essentiels comme l’éducation et les soins de santé.
En 2024, les massacres et violences perpétrés par ces groupes armés ont causé la mort de près de 5 000 personnes, selon les rapports des Nations Unies, de la “Fondasyon Je Klere” (FJKL) et du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). Des quartiers comme Carrefour-Feuilles, Solino, Gressier, et Canaan ont été ciblés par des attaques sanglantes, entraînant des centaines de morts et la destruction massive de logements, forçant des milliers d’habitants à fuir.
Malgré le déploiement de la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, et les opérations policières récentes, les groupes terroristes continuent de sévir. Ils détruisent des biens publics et privés, incendient des lieux de culte, des hôpitaux, des universités, et des infrastructures essentielles.
Face à cette situation critique, la COPAH appelle à un renforcement urgent de l’aide humanitaire et des capacités de la Police Nationale d’Haïti pour lutter efficacement contre les gangs.
La COPAH exhorte les acteurs nationaux à s’engager résolument pour sortir de cette impasse. Une réponse concertée est essentielle pour :
Restaurer l’État de droit et rétablir la confiance dans les institutions.
Éliminer le terrorisme et libérer les territoires sous contrôle des gangs.
Fournir une assistance humanitaire immédiate aux déplacés et populations vulnérables.
Mettre en place les conditions nécessaires à l’organisation d’élections inclusives et crédibles, conformément à l’accord du 3 avril 2024.
Refusons d’accepter la situation actuelle comme un fait accompli ou de nous résigner face aux défis auxquels la société haïtienne est confrontée. La COPAH appelle les Haïtiens à une résistance lucide et constructive. Elle exhorte chaque citoyen à faire preuve d’intelligence, de courage et de dignité dans la lutte contre les nombreux obstacles qui entravent le progrès et le changement véritable des conditions matérielles de vie. Cette resistance ne doit pas se limiter à des actions symboliques, mais doit s’incarner dans des initiatives concrètes et des engagements collectifs visant à transformer les structures sociales, économiques et politiques du pays. Prions et agissons, tout en sachant que la prière est source de force spirituelle et que seule une action collective et déterminée permettra de tracer une voie vers un avenir meilleur dans l’unité et à l’engagement pour bâtir une Haïti digne de ses aspirations.
Rév. Pasteur Dorvila NORMIL
Président
Rév. Pasteur Ismael BAPTISTE
Secrétaire Exécutif
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Paulo
GARRY VICTOR un impénitent GNBIS a une fixation sur Lavalas. Par conséquent, on devrait le forcer à consulter un PSY, notamment un PSYCHIÂTRE, de même que son compère K-Plim. EVANS PAUL n'a pas les qualités académiques nécessaires à l'ère des connaissances scientifiques pour intervenir dans ce genre de débat. Quand on compare les réflexions de l'ambassadeur étasunien à celles de l'esclave domestique K-PLIM, tout intellectuel devrait publiquement demander à M. Paul de se la fermer, car il est une honte, côté intellectuel. Le malheur d'Haïti, c'est d'avoir un tas de gens semblables à K-Plim qui ne prennent pas conscience de leur manque ou de leur très faible niveau de savoir et qui sans aucune gêne ont le nez fourré dans des sujets qu'ils ne maitriseront jamais à cause de leur DÉFICIT INTELLECTUEL. Être un PION DU BLANC comme en 2003-2004 ne confère pas à cet ancien maire de Port-au-Prince les connaissances d'un intellectuel. Ce GNBIS en cachant son ignorance la montre plusieurs fois puisqu'il parle de choses qu'il ne comprendra jamais à cause de son ANALPHABÉTISME. Il doit rester dans son trou et que personne ne le réveille jusqu'à son SOMMEIL DÉFINITIF. Le monde appartient aujourd'hui aux savants et non aux ignorants comme Evans Paul.