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Le droit à la santé en Haïti : Un droit ignoré et piétiné par les dirigeants de l'État

Le droit à la santé en Haïti : Un droit ignoré et piétiné par les dirigeants de l'État

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L'Organisme de défense des droits de l’Homme en Haiti ECCREDHH exprime sa préoccupation face à l'éradication des droits fondamentaux en Haiti. Ces droits sont violés au jour le jour sous les yeux des autorités en place. Ce qui implique qu'Haiti est devenue un État de non droit. Ces droits constituent un ensemble de droits et libertés ayant un aspect important pour l'être humain. Mais, l'état de droit et la démocratie sont en fait les conditions indispensables pour une pleine et entière jouissance de ces droits.

En effet, L'Organisme de défense des droits de l’Homme en Haiti ECCREDHH constate que les droits fondamentaux en Haïti ne veulent rien dire, notamment le droit à la santé qui est gravement piétiné, galvaudé et ignoré par l'État dans ses différentes politiques publiques. C'est-à-dire, aucune priorité en termes de gouvernance politique n'est mise en place pour aborder la question de santé publique dans le pays. Dans un contexte complexe et compliqué que le pays est plongé le nombre de personnes touchées par balle ou blessées se sont multipliées et presque pas de centre hospitalier disponible pour apprécier la situation sans compter les cas existants laisser pour contre.

Or la charte des Nations unies a proclamé leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des hommes et des femmes (...). Cela étant dit, ces actions constituent le fondement même de la liberté, de la justice et de la paix. C'est un idéal commun à atteindre. Par-là, la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH) en ses premiers articles stipule que " Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits (...). Elle poursuit à l'article 3 que " Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne " conformément à l'article 19 de la Constitution haïtienne.

En outre, pratiquement à Port-au-Prince et ses zones périphériques, 80 % des hôpitaux publics et/ou centres hospitaliers seraient fermés ou dysfonctionnels. Le seul Hôpital de la Paix qui essaie de répondre, mais dépassé par les affluences des personnes blessées et aussi d'autres cas. Il faut rappeler à l'Hôpital de la Paix des accouchements se font à même le sol. C'est extrêmement grave d'énoncer cela en plein 21ème siècle. Mais, c'est un fait pour démontrer qu'aucune priorité n'est en aucun cas accordée au droit à la santé dans le pays.

À cause de ces actes de violence, plus de 18 institutions sanitaires ne sont pas fonctionnelles dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Parmi elles, on peut citer « l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, le centre de santé Aurore du Bel-Air, le centre de santé Saint-Martin 2(rue Saint Martin), le centre de santé Saint-Martin 1 (Delmas 18 et Delmas 3), l’hôpital Dash Delmas 18, la Maternité Isaïe Jeanty de Chancerelles, l’hôpital Saint-François de sales, le sanatorium (Carrefour-Feuilles), l’hôpital communautaire de Bon-Repos, l’hôpital communautaire de Beudet, le centre de santé de la Croix-des-Bouquets etc. »

Si la situation est si compliquée pour les Hôpitaux de la capitale, qu'en est-il pour ceux en région ?

En fait, malgré l'existence des traités internationaux, des accords, des conventions signées et ratifiées par Haïti et les lois nationales relatives en la matière, le droit à la santé est piétiné par les dirigeants de l'État appelés à faire appliquer les lois de la République. Donc, il est inacceptable voire inconcevable qu'Haiti devienne une République dirigée par des nuls qui ne comprennent même pas le sens de l'État et de la gouvernance publique.

Konbyen kretyen vivan Souf yo etenn akòz pa gen lopital osnon lopital fèmen ?

L’État est créé pour assister sa population et non pour assurer son assassinat. Soit ces dirigeants sont là pour servir l'État et sa population ou soit ils se font prendre par les pieds, car c'est révoltant. On peut même se demander pourquoi continuer à payer des inutiles qui ne garantissent aucun respect de nos droits ?

La population doit être plus exigeante envers ses décideurs parce qu'ils ont pleine et entière responsabilité pour garantir le respect des droits et les libertés. Ils ont cette obligation, donc nous devons les contraindre.

 

Vive la Démocratie !                      
Vive le Respect des Droits Humains!     
Vive une société juste!      

Pour authentification :

Me Louimann MACEUS,  av,
Secrétaire Général ECCREDHH
Me Gesnel  PIEERE,  av.

Coordonnateur Général  ECCREDHH 

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