Nous leur disons que nous sommes encore là : vivants et debout !
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Deuxième journée du mois de septembre dont nous souhaiterions qu’il soit différent des mois passés.
Un nouveau vent devra souffler sur la terre d’Haïti au cours de cette période. Haïti et son peuple ne peuvent plus continuer de patauger dans cette mare suffocante. Elle ne peut plus continuer de jouer le mauvais jeu, ce jeu macabre, cynique synonyme de destruction.
Stopper les hémorragies : l’hémorragie sociale le pays est une masse sans forme, un mélange sans nom, personne n’a de référence.
Hémorragie économique la dislocation totale de tous les pares chocs économiques, les diverses strates économiques sont à plat et à l’heure où nous en sommes aucune fenêtre d’opportunité n’est ouverte pour les ‘’poto kwen’’ de l’économie, voire les plus vulnérables. Aucun programme solide de relance.
Seulement des appels des différentes institutions des Nations-unies pour lever des fonds pour l’humanitaire (manje sinistre, kits sanitaires, programmes Himo : assainissement contre manje sinistre ak yon ti tcho tcho) …
Hémorragie des cerveaux : depuis les concepteurs dans tous les secteurs de la connaissance jusqu’aux ouvriers agricoles en passant par la jeunesse, tous sont contraints de parti. Celles et ceux qui restent, subissent au quotidien les assauts des abrutis (bandits à cravate, bandits à sapate avec tout ce que cela charrie de méchanceté).
Il faut que cette image disparaisse de notre écran, de notre mémoire et notre pensée.
Ce mois de septembre 2024, disons-l’ENSEMBLE, doit être différent des autres mois vécus et une lueur d’espoir devra poindre à l’horizon.
Femmes et hommes de bonne volonté, de bonne conscience, d’intelligence lucide faisons un faisceau, construisons la digue, cultivons le patriotisme, développons le bien-être en reprenant le serment du Bois-Caïman et les paroles du père fondateur à la Crète-à-Pierrot : “que ceux qui veulent mourir en hommes libres se rangent autour de moi”.
Pour tous les abrutis, nous leur disons que nous sommes encore là: vivants et debout.
Marcel Poinsard Mondésir
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