L'inadéquation du dialogue et de la négociation: une exploration des réponses militaires face aux gangs armés et terroristes à tavers le monde
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Introduction
La situation en Haïti est alarmante, marquée par une insécurité chronique, rentable et tolérée, une violence inouïe et une criminalité organisée qui gangrène le tissu social du pays. Les gangs armés, souvent décrits comme des entités sans foi ni loi, ont non seulement commis des actes de violence et de criminalité inacceptables, mais ils ont agi comme des ayant-droits, en semant la terreur, délogeant la population, coupant la communication routière entre certains départements. Les viols, les assassinats, et les enlèvements contre rançons, des exactions sont plutôt commises sur des citoyens vulnérables, des écoliers, des chauffeurs de camionnettes, de petits marchands, et des piétons des rues. La psychose de peur que ces gangs ont semée, témoigne d'une dégradation de l'ordre public et d'un effondrement des institutions étatiques, et des valeurs humaines. Dans ce contexte si déplorable où les gangs armés opèrent en toute impunité, envisager un dialogue avec ces criminels, qui semblent agir selon un code de conduite dérangé et psychopathe, est non seulement inapproprié mais dangereux. Les tentatives de négociation avec des individus qui ne respectent ni la vie ni la dignité humaine mettent en péril la sécurité et la stabilité du pays. En effet, l'histoire nous enseigne que dans des situations similaires à travers le monde, les États ont souvent opté pour des réponses militaires pour restaurer l'ordre, prouvant ainsi que la coexistence avec de tels groupes n'est pas une solution viable.
En examinant la situation minable en Haïti, il est essentiel de se rappeler que de nombreux pays ayant connu des crises similaires ont fait preuve de sagesse en évitant le dialogue et la négociation avec des groupes armés. Les expériences passées montrent que la tentation de traiter avec des criminels ou des terroristes, qu'ils soient en cravate ou à sapates, n'a jamais apporté de solutions durables. Cela soulève une question cruciale: pourquoi imposer cette approche à Haïti alors que l'histoire a démontré son inefficacité?
Il est également important de noter que, si l'élimination des gangs «à cravate» pourrait sembler nécessaire, cette route est semée d'embûches, nécessitant un processus légal complexe et souvent long, qui peut permettre aux gangs de continuer à opérer impunément. Pendant ce temps, les gangs à sapates, ceux qui terrorisent la population au quotidien, demeurent une menace immédiate à neutraliser.
Ensemble, faisons un tour d'horizon de plusieurs pays qui ont été confrontés à des situations de violence et de criminalité similaires et qui ont choisi des réponses militaires plutôt que des négociations, prouvant ainsi que le dialogue n'est pas la solution appropriée pour restaurer la paix et la sécurité.
1. Le Mexique et la guerre contre le narcotrafic:
Depuis le début des années 2000, le gouvernement mexicain a engagé une lutte armée contre les cartels de la drogue. Plutôt que d'entrer en négociations avec ces organisations criminelles, l'État a déployé les forces armées pour affronter les cartels, même si cela a entraîné une escalade de la violence. Le gouvernement a cherché à démanteler ces réseaux criminels par des opérations ciblées.
2. Colombie et les FARC:
Bien que des pourparlers aient eu lieu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), l'État colombien a aussi mené des opérations militaires pour affaiblir cette guérilla. Par exemple, le Plan Colombia, lancé dans les années 1990, a impliqué l'armée et des forces de sécurité pour combattre les FARC et d'autres groupes armés. L'accent a été mis sur la neutralisation militaire plutôt que sur le dialogue.
3. Philippines et la lutte contre Abu Sayyaf:
Le groupe armé Abu Sayyaf, connu pour ses enlèvements et ses actes terroristes, a été confronté à des opérations militaires intenses de la part du gouvernement philippin. Les forces armées philippines ont mené plusieurs offensives pour démanteler ce groupe, montrant peu de volonté de négocier avec des terroristes.
4. Brésil et le traitement des gangs dans les favelas
Dans des villes comme Rio de Janeiro, le gouvernement a lancé des opérations militaires pour reprendre le contrôle des favelas dominées par des gangs. Le Programme des Unités de Police Pacificateurs (UPP) a été une réponse à la violence des gangs, cherchant à établir une présence policière forte plutôt que de négocier avec les criminels.
5. Nigeria et Boko Haram:
Face à la menace de Boko Haram, le gouvernement nigérian a intensifié ses efforts militaires pour contrer les attaques de ce groupe terroriste. Les actions militaires ont été privilégiées pour tenter de restaurer la sécurité et la paix dans le nord-est du pays, malgré les défis humanitaires qui en découlent.
6. El Salvador:
Le gouvernement salvadorien a longtemps été confronté à des gangs puissants, notamment la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18. Face à la violence croissante, le gouvernement a lancé des opérations militaires et policières pour démanteler ces groupes. Des mesures telles que l'augmentation des patrouilles militaires et des arrestations massives ont été mises en œuvre, avec peu d'options de négociation.
7. Honduras:
Comme El Salvador, le Honduras a souffert de la violence des gangs, en particulier des Mara. Le gouvernement a répondu par une militarisation de la police et des opérations de sécurité intensifiées, y compris des interventions militaires dans les quartiers contrôlés par les gangs. Ces actions visent à restaurer la sécurité publique sans passer par des négociations.
8.Afghanistan
Dans le cadre de la lutte contre les Taliban et d'autres groupes armés, le gouvernement afghan, soutenu par des forces internationales, a mené des opérations militaires. Le dialogue avec les Taliban a été tenté, mais de nombreuses régions ont été sécurisées par la force militaire pour tenter de reprendre le contrôle.
8. Syrie
Le conflit syrien a vu le gouvernement de Bachar el-Assad mener une guerre ouverte contre divers groupes armés, y compris des factions rebelles et des organisations terroristes comme l'État islamique. Le régime a utilisé des frappes aériennes et des opérations terrestres pour éliminer ces menaces, sans chercher à négocier avec ces groupes.
9. Yémen:
Dans le contexte de la guerre civile yéménite, le gouvernement a été confronté à des groupes armés, notamment les Houthis. Les forces gouvernementales, soutenues par une coalition internationale, ont mené des opérations militaires pour tenter de reprendre les territoires contrôlés par les Houthis, sans dialogue significatif.
10. Kenia et l'insurrection de Mombasa:
Face à des groupes de jeunes armés et à des violences communautaires, le gouvernement kényan a souvent réagi par des opérations de sécurité. Des interventions militaires et policières ont été menées dans les quartiers touchés par la criminalité, cherchant à restaurer l'ordre sans négociation avec les groupes criminels.
11. Côte d'Ivoire:
Dans les années 2000, la Côte d'Ivoire a connu une guerre civile et des violences liées à des groupes armés. Le gouvernement a utilisé des forces militaires pour lutter contre les rebelles, cherchant à rétablir l'ordre par la force plutôt que par la négociation.
Conclusion:
Dans le cadre de la lutte contre la montée de la criminalité et de la violence en Haïti, il est essentiel de reconnaître que la simple idée de dialogue avec des gangs armés est non seulement illusoire, mais également nuisible. Les criminels qui ont perpétré des actes aussi horribles que des viols, des meurtres et des enlèvements ne peuvent pas cohabiter pacifiquement avec le reste de la société. Les appels à la négociation risquent de normaliser leurs comportements inacceptables et de donner un sentiment de légitimité à leurs actions criminelles. L'expérience mondiale montre que les États doivent parfois recourir à la force pour rétablir l'ordre et garantir la sécurité de leur population. En Haïti, où l'instabilité favorise des activités illégales comme le trafic de stupéfiants et d'organes humains, il est impératif que le gouvernement et les instances concernées prennent des mesures décisives pour éliminer ces menaces. La paix et la sécurité durables ne peuvent être atteintes que par des actions fermes et une détermination à éradiquer la criminalité au lieu de céder au dialogue avec ceux qui ont choisi la voie de la violence.
Dr. James Joseph, DNP
Alumni, Henri George School of Social Sciences
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