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Haïti au seuil de son long chemin de reconstruction

Haïti au seuil de son long chemin de reconstruction

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Un mois après l’annonce de la démission du Premier ministre Ariel Henry, les responsables politiques haïtiens ont trouvé un accord pour former un conseil de transition présidentiel de 22 mois. Il sera chargé de restaurer l’ordre dans ce pays des Caraïbes en proie à l’instabilité politique et à la violence des gangs. La réussite de cette sortie de crise sera conditionnée à la juste place que prendra la communauté internationale dans ce contexte, précise Frédéric Thomas, chargé d’études au CETRI.

Il aura fallu un mois pour former un conseil de transition pour Haïti. Alors que Port-au-Prince est livré depuis des semaines aux pillages et aux violences des gangs armés, les responsables politiques se sont accordés sur un conseil présidentiel de transition, selon l’AFP. Ce conseil de neuf membres -sept votants et deux observateurs- intègre des représentants des principaux partis du pays, ainsi que du secteur privé et de la société civile. Son mandat prendra fin le 7 février 2026 selon le document transmis à la Communauté des Caraïbes.

La longue attente pour former ce conseil vient « de la difficulté de trouver un consensus avec de nombreux partis politiques, y compris des partis politiques qui avaient soutenu Ariel Henry » explique Frédéric Thomas, docteur en sciences politique et chargé d’études au CETRI (Centre Tricontinental).

Ariel Henry cumulait les postes de Premier ministre et de président de la République depuis juillet 2021, en dehors de son mandat législatif depuis le 7 février 2024. Sous la pression de la société civile haïtienne, de la communauté internationale et de la situation sécuritaire dégradée à cause des gangs, il a annoncé sa démission le 11 mars 2024. Toutefois, le bilan d’Ariel Henry était loin d’être satisfaisant à de nombreux niveaux (social, économique, politique et sécuritaire), et son maintien au pouvoir jusqu’en août 2025 comme initialement prévu était difficilement imaginable, estime Frédéric Thomas.

LA PLACE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

« La communauté internationale participe du problème plus que de la solution », poursuit le chercheur. Il explique que le gouvernement d’Ariel Henry est tombé car il avait perdu le soutien international, et américain en particulier. « La crainte, c’est qu’avec cette nouvelle initiative via la CARICOM, ce conseil présidentiel soit un nouveau bidule inventé par la communauté internationale pour régler les problèmes d’Haïti en contournant les organisations haïtiennes », explique-t-il.

La question de la force militaire kenyane qui devait intervenir en Haïti pour résoudre la crise sécuritaire illustre le rôle ambigu de la communauté internationale. Les organisations haïtiennes refusent qu’une force étrangère intervienne sur le territoire haïtien sous commandement étranger et exigent un contrôle a minima sur cette force armée.

LE DÉFI LANCÉ PAR LES BANDES ARMÉES

Cette crise sécuritaire se poursuit en Haïti. La capitale Port-au-Prince reste en grande partis sous le contrôle des gangs armés qui sèment la violence dans les rues. S’ils ont été un catalyseur pour la démission d’Ariel Henry, ces bandes armés qui veulent s’arroger un pouvoir politique décisionnel n’ont aucun projet politique.

« Ce ne sont pas des chefs de guérillas, ce ne sont pas des acteurs politiques : ce sont des criminels qui utilisent la terreur pour asseoir leur pouvoir et qui ne sont intéressés que par ce pouvoir », rappelle Frédéric Thomas.

Trois enjeux seront cruciaux pour ce conseil de transition selon le chercheur du CETRI. Il devra s’attaquer d’abord à la résolution de la crise sociale en offrant des perspectives de développement « à une jeunesse pauvre dans un pays très inégalitaire » ; les élites économiques et politiques actuelles « qui ont utilisé ces bandes armées pour asseoir leur pouvoir » devront être remplacées et enfin la crise sécuritaire devra être résolue.

 

Frederic Thomas, CETRI

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Edouard Cholo

HENRI D. BAPTISTE GNBIS, même la grâce ne saurait détruire ta nature de GNB et du fieffé menteur que tu es, ainsi que ton acolyte GARY VICTOR. Apprends ceci :« La sale bave du "crapaud bonga" que tu es ne saurait ternir la blancheur du plumage de la Colombe qu'est Jean Bertrand Aristide, l'homme le plus aimé par le peuple qui l'a placé 2 fois au pouvoir pour le diriger et le guider»---Petit disciple de l'inculte WILKY TOUSSAINT, pourrais-tu nous citer les entreprises qui ont été privatisées par Jean Bertrand Aristide ? Smark Michel avait démissionné de son poste de premier ministre parce qu'Aristide menaçait publiquement de révoquer et de jeter en prison les autorités néolibérales---En ce a trait à la pratique du néolibéralisme en Haïti, pour l'histoire et pour la vérité, René Préval, pour faire plaisir à ses maitres étasuniens, IL A PRIVATISÉ EN 1997, LA CIMENTERIE D'HAÏTI ET LA MINOTERIE. EN 2007, il revient à la charge et il a vendu LA TÉLÉCO au secteur privé pour la modique somme de 59 millions $ et 2.800 personnes ont perdu leur emploi. Pour avoir obéi aux ordres de ses maitres Blancs, il va boucler ces 2 mandats, contrairement à Titide qui a été puni.---Parce qu'il avait refusé de privatiser les 9 entreprises suivantes, à savoir : l’électricité d'Haïti (EDH), les télécommunications, les usines de ciment (Cimentrie d'Haïti), la minoterie, les installations portuaires, l'aéroport de la Capitale, des banques appartenant à l'État, l'eau potable.---Donc, va te faire foutre HENRI D. BAPTISTE Duvaliériste,GNBIS-PHTKIS.

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