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Élection générale de novembre : perspective d’un duel des vieux

Élection générale de novembre : perspective d’un duel des vieux

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Avec la victoire bien entendu, attendue de Donald Trump hier soir dans le New Hampshire, un Etat où les électeurs indépendants sont nombreux, cela donne une idée comment sera, probablement, le reste du processus de nomination.  Ce qui explique, il devient difficile, voire presque impossible pour Nikki Haley (52 ans) de rester pratiquement dans la course pour la nomination du parti républicain.

N’empêche, après avoir reconnu sa défaite hier soir, Nikki Haley a affiché sa détermination de rester dans la course pour la nomination du GOP (Grand Old Party).  « Cette course est loin d’être terminée », disait-elle après la victoire de Donald Trump hier soir. À ce stade, « Pour beaucoup de coureurs, le marathon est plus qu’une course, c’est une épreuve qui teste les limites. Cette course a toujours eu une aura mythique. »

Ce qui fait, tout en mettant en question l’acuité mentale de Donald Trump, Nikki Haley était très amer contre l’ancien président qui, selon elle, charrie le « chaos ». « Donald Trump a montré qu’il était bon pour casser les choses. Mais, nous avons besoin de quelqu’un qui peut aussi réparer les choses », avait déclaré l’ancienne ambassadrice. 

Mais avec le momentum de l’ancien président dans la course, si cela continue avant, durant et après le Super Tuesday du 5 mars, déjà on peut anticiper que les élections générales de novembre seront : un duel des vieux.  À savoir les mêmes adversaires qui étaient en course lors de l’élection présidentielle de novembre 2020,  il y a de cela presque quatre ans.

Ce sera un match retour entre un président sortant de 80 ans et un nominé du parti républicain de 77.  Des vieux de la vieille, mais surtout, avec pour toile de fond les contentieux des dernières élections présidentielles de novembre 2020. Et c’est là que se situe le principal problème entre ces deux. Le 45e était récalcitrant.  Il refusait d’accepter sa défaite. Au point qu’il n’avait pas fait le discours de concession à l’élu, le 46e. 

Pour un Monsieur qui semble ne renonce jamais à rien, ce 5 novembre parait l’occasion pour Donald Trump de prendre sa revanche contre Joe Biden à qui il n’a toujours pas reconnu sa victoire, l’accusant d’avoir fraudé lors du scrutin présidentiel de 2020.

Définitivement pour des vieux, ça va chauffer, particulièrement lors des trois débats. Oui ça va excessivement chauffer pour des candidats sans trop grande énergie physique restant à leur disposition pour un si long marathon dans la course de novembre vers la Maison-Blanche. De toute façon, pour ce qu’il y aurait de forme et de fond, les trois débats entre ces deux candidats seront des moments à ne pas rater sous aucun prétexte.

Mais rassurez-vous, ça va encore plus diviser l’Amérique. Une Amérique déjà divisée entre les inégalités sociales et raciales. Avec un Donald Trump en campagne contre Joe Biden, cela va être l’occasion pour les ultra-conservateurs républicains de dégager toutes leurs frustrations sur les résultats des élections de 2020. Élections qu’ils jugent, avoir été volé par les démocrates. 

Les trumpistes peuvent bien se tromper. Mais moi, une chose est sûre, je ne me suis pas trompé si je vous dis que politiquement, en termes de débats entre les candidats, de répliques des partisans, extrémistes ou modérés et d’échanges entre les stratégistes des deux partis dans les médias, l’été sera chaud, et même trop chaud en Amérique.

L’essentiel, nous ne sommes pas encore à ce carrefour, le stade où les supporters, de la passion à la haine auront, si nécessaire, à exprimer leur insatisfaction. Mais ce qui est pour le processus de nomination du parti de l’Éléphant, après la primaire d’hier soir, et la répartition des 22 délégués disponibles pour l’État du New Hampshire, Donald Trump vient en tête avec 32 délégués, suivi Nikki Haley avec 17.

À rappeler, pour être le nominé du parti à la Convention républicaine qui aura lieu au mois de juillet de cette année à Fiserv Forum Milwaukee, dans l’État du Wisconsin, le candidat aura besoin, sur les 2,467 délégués disponibles (dont 2,373 engagés et 94 libres), le chiffre magique de 1,234.

Il est important aussi de signaler que les prochaines primaires républicaines auront lieu le 8 février dans les États du Nevada et « Virgin Islands ». 
 

Esau Jean-Baptiste 

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