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L’esclave et l’esclavage : le complot ourdi contre le peuple nigérien

L’esclave et l’esclavage : le complot ourdi contre le peuple nigérien

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« Sans esclaves, il n’y aurait pas eu d’esclavage ». C’est ce qu’affirma un sage au cours d’une conversation animée à laquelle j’ai assisté alors que j’étais encore à l’école primaire. Les gens qui étaient présents riaient de ce qu’il disait, jugeant ses propos maladroits et vides de sens. D’après eux, l’esclave est la production de l’esclavage. Mais, et si l’esclave disait assez c’est assez? On se souvient pourtant de ce que firent nos ancêtres que la France maintint dans la chaîne de l’esclavage pendant trois cents ans. Le jour où Dessalines se leva et dit assez, l’esclavage disparut. Bon, c’est discutable puisque refusons à nous défaire véritablement de la chaîne de l’esclavage. Pour mieux préciser, la chaîne n’est plus visible parce qu’après que Dessalines l’a enlevée de nos pieds et nos poignets, nous l’avons tout de suite reprise pour la mettre maintenant dans notre cerveau. Nous n’avons pas fait tout cela, bien sûr, sans assassiner Dessalines, notre bienfaiteur. Mais, pourquoi je parle de cela?

La semaine dernière, il y a eu un coup d’État au Niger, le pays, dit-on dans les médias occidentaux, qui occupe seulement la deuxième position mondiale dans le classement des pays les plus pauvres. Les militaires nigériens ont renversé du pouvoir l’esclave français, Mohammed Bazoum dit Lagoume, pour cause de corruption et de mauvaise gérance. Ce mec qui était le vice-champion de la pauvreté dans le monde était probablement parmi les plus riches du monde. En passant, il faut dire clairement que la pauvreté du Niger est en partie la cause de la richesse de la France. La France est classée parmi les pays du G7 bien évidemment à cause de l’exploitation des pays africains, dont le Niger. Tandis que plus de 80 % de la population nigérienne n’ont pas accès à l’électricité, plus d’un tiers de la production d’électricité en France dérive de l’exploitation de l’uranium nigérien. L’exploitation de cet uranium n’est pas faite sans des conséquences mortelles pour le peuple nigérien qui doit composer avec des sources d’eau et un environnement empoisonnés. De plus, comme une « extension » du territoire de la France, le Niger utilise une monnaie appelée « franc des colonies françaises d’Afrique » rebaptisée « franc de la coopération française d’Afrique » ou franc CFA. Alors que le lancement de l’euro en 1999 a sonné le glas au franc français, certains pays africains maintenus de force dans le giron de la puissance coloniale française utilisent encore le franc. Pourquoi? Parce que « sans esclave, il n’y aurait pas d’esclavage ».

C’est vrai que la France prend toutes les mesures nécessaires pour toujours rappeler aux Africains que l’Afrique lui appartient. Mais sans des Africains qui étaient prêts à accepter de vivre sous le joug de la France, ce serait fini. C’est la même chose pour la dépendance d’Haïti par rapport aux ambassades des puissances néocoloniales qui font la loi dans le pays. Le jour où les Haïtiens décident d’y mettre fin, alors ce sera fini. Mais, pour revenir à nos moutons, qu’en est-il du coup d’État nigérien?

En effet, l’un des esclaves et chefs de bandes les plus zélés qui gardent les richesses du continent africain pour le compte de la France s’appelle Alassane Ouattara. Ce monsieur dirige le peuple ivoirien, après avoir été propulsé au pouvoir à la suite d’une intervention musclée de la France et de ses alliés pour chasser le président démocratiquement élu d’alors, M. Laurent Gbagbo. Ce dernier était incorruptible, et la France n’arrivait pas à le faire chanter. Après avoir soutenu sans succès une rébellion armée contre lui, la France a décidé de prendre la tête d’une force onusienne pour le renverser et mettre Alassane Ouattara, un esclave endurci, à la tête du pays. Pendant qu’il était à l’étranger, dit-on pour recevoir des soins de santé, et qu’il a appris les nouvelles du coup d’État, ce monsieur otarie qui ne fait que ramper toute sa misérable vie, a écourté sa visite médicale pour retourner en Afrique afin de mobiliser les ressources néocoloniales du continent pour remettre son collègue monsieur Mohammed « Lagoume » au pouvoir. La raison? Les alliés occidentaux et les esclaves africains de la France ne veulent pas cette dernière descend aux enfers, ce qui se fera, sans aucun doute, sans les ressources nigériennes. De plus, ils ne veulent pas que le Niger « échappe » à la France pour passer au « camp de la Russie ». Pour ceux qui peinent encore à le comprendre, le colon n’a pas d’état d’âme. Il ne s’intéresse pas au problème de pauvreté du Niger, mais à ce que ce dernier ne bascule pas du côté de la Russie. Du plus profond de sa misère, le peuple nigérien doit demeurer une chasse gardée pour la France. Son uranium doit servir à alimenter les réacteurs nucléaires de la France afin de permettre à celle-ci de s’enrichir et de garder son rang parmi les maîtres du monde, tandis que les Nigériens doivent se contenter de vivre dans la crasse. C’est ce que veulent nous dire les colons occidentaux qui appuient la démarche française et états-unienne pour voler la révolution nigérienne.

La fierté de deuxième pays le plus pauvre du monde ne colle pas du tout à un peuple qui a tout dans son sous-sol pour se développer. Cette pauvreté, comme on le sait, est l’œuvre des vautours internationaux qui jurent de maintenir les peuples noirs sous leurs pieds grâce à la collaboration des esclaves endurcis comme Alassane l’Otarie (de la Côte-d’Ivoire), Macky le Sale (du Sénégal), Patrice Valon (du Bénin), Mohammed Lagoume (ex-gérant de sillons du Niger), Oumoron Sizozo Mpalow (de la Guinée Bisau), etc. À l’expiration de l’ultimatum d’une semaine imposé par les esclaves de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO), j’ai hâte de voir ces chiens de garde passer à l’action pour s’attaquer au peuple nigérien assoiffé de liberté. J’ai aussi hâte de voir si, comme dans le cas de l’Ukraine, ces pseudo-défenseurs des droits humains de la « communauté internationale » vont plaider au respect des droits du peuple nigérien à l’autodétermination.

Vive le peuple nigérien! Vive la révolution nigérienne!

 

Wilner Predelus, PhD

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