Dans une finale disputée et marquée par des conditions venteuses, Jannik Sinner a pris le dessus sur Carlos Alcaraz pour s’adjuger le Masters 1000 de Monte-Carlo et retrouver la place de numéro un mondial.
Sur la terre battue monégasque, l’Italien a livré une prestation de très haut niveau face à son grand rival. Opposé au tenant du titre en finale, Jannik Sinner s’est imposé en deux sets accrochés, 7-6(5), 6-3, au terme de 2 heures et 15 minutes de jeu, lors de leur première confrontation de la saison.
À l’issue de la rencontre, le joueur italien n’a pas caché son émotion : « Je ne sais pas par où commencer. Je suis venu ici en espérant disputer le plus de matchs possible. Aujourd’hui, le niveau de jeu était très élevé. C’est incroyable, je suis de retour numéro un. J’ai toujours dit que le classement était secondaire. C’est mon premier grand tournoi sur terre battue. Les conditions étaient vraiment difficiles ; il y avait beaucoup de vent. »
Ce succès confirme la dynamique impressionnante de Jannik Sinner, qui enregistre sa septième victoire face au joueur murcien, désormais crédité de dix succès dans leurs confrontations directes.
Au-delà de ce titre, c’est une véritable démonstration de constance que livre l’Italien. Vainqueur des quatre derniers tournois Masters 1000 — de Paris en fin de saison 2025 au triptyque Indian Wells–Miami–Monte-Carlo en 2026 — il s’inscrit dans une lignée rarissime. Depuis la création de cette catégorie en 1990, seuls Novak Djokovic et Rafael Nadal avaient réussi un tel enchaînement. Fait notable, Roger Federer lui-même, pourtant détenteur de 28 titres en Masters 1000, n’était jamais parvenu à dépasser deux sacres consécutifs.
Dès lors, une question s’impose avec acuité dans le paysage tennistique mondial : jusqu’où ira Jannik Sinner — et surtout, qui sera en mesure de stopper cette mécanique désormais implacable ?
Gérald Bordes
