Repéré dès ses débuts au FC Toro (Haïti), Emerson Laissé s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands espoirs du football haïtien. Après une progression remarquée au Mount Pleasant FA (Jamaïque), il a confirmé son potentiel sur la scène internationale avec Haïti lors de la Coupe du monde U17. Joueur fin techniquement, capable d’évoluer entre les lignes avec intelligence, il se distingue par sa vision, sa qualité de passe et sa capacité à accélérer le jeu dans les zones décisives. Mais au-delà du terrain, sa personnalité impressionne, posé, discipliné et déjà très mature, il affiche une ambition claire de porter le bicolore haïtien au plus haut niveau.
Cette montée en puissance attire logiquement l’attention en Europe. Le très lu quotidien catalan Mundo Deportivo a récemment mis en lumière l’intérêt de la Real Sociedad pour ce talent en devenir. Le club basque lui a déjà ouvert les portes de Zubieta où il a laissé une impression très positive, confirmant son intelligence de jeu et sa capacité d’adaptation. Suivi de près par plusieurs clubs européens, Laissé est perçu comme un futur projet à fort potentiel en attendant de pouvoir franchir le cap professionnel. Il prend désormais la direction du Pays basque pour rejoindre la Real Sociedad, avec en ligne de mire un rendez-vous majeur pour la suite de sa progression.
Ce rendez-vous, c’est le Mediterranean International Cup organisé chaque année sur la Costa Brava. Véritable carrefour du football de formation, ce tournoi réunit des équipes issues de plus de 40 pays dont les académies du FC Barcelona, du Real Madrid ou du Paris Saint-Germain. Disputé des U12 aux U19 avec une phase de groupes suivie d’élimination directe, il constitue une vitrine majeure pour les recruteurs. Des joueurs comme Lionel Messi, Neymar ou encore Lamine Yamal y ont fait leurs classes. Pour Emerson Laissé, ce tournoi représente bien plus qu’une étape, c’est l’opportunité de confirmer sur la scène européenne tout le potentiel qui fait déjà de lui l’un des talents les plus suivis de sa génération.
Joseph Durandis
