Le président du Conseil électoral provisoire, Jacques Desrosiers, a annoncé, le mercredi 1er avril, le report du processus d’enregistrement des électeurs qui devait comment en ce début du mois d’avril. Toutefois, une séance pilote du processus d’inscription des électeurs a été organisé au Lycée de Pétion-Ville.
Le CEP a pris la décision de reporter le processus d’enregistrement des électeurs dans l’idée d’harmoniser le calendrier et le décret électoral avec le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Cette décision est prise à la demande du Gouvernement.
Pour tester la machine, une séance de simulation d’enregistrement d’électeurs a été tenue au Lycée national de Pétion-Ville. En effet, un ensemble de dispositions ont été prises par le Conseil électoral provisoire. Des machines devant faire partie du processus ont été utilisées, et du personnel était présent pour en assurer le bon déroulement. Le président du Conseil électoral provisoire était accompagné de plusieurs membres de l’institution.
Jacques Desrosiers, dans une intervention au micro de la presse, a précisé qu’il ne s’agissait pas du lancement officiel du processus, mais plutôt d’une simulation. « Nous voulons tester la machine pour voir comment elle fonctionne », a poursuivi le président du CEP.
Il a toutefois indiqué que l’inscription des électeurs a été reportée. Le CEP travaille actuellement à une révision du calendrier ainsi que du décret électoral. En cause, un nouvel arrêté leur demandant de se conformer au Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
« Nous travaillons à harmoniser le décret avec les dispositions du pacte, après quoi nous lancerons les inscriptions des électeurs », a précisé Jacques Desrosiers.
Selon le président du CEP, l’inscription des électeurs permettra d’épurer le processus électoral, afin que les personnes inscrites correspondent réellement à celles qui seront comptabilisées comme électeurs. Il insiste sur l’importance de cette étape dans l’organisation du scrutin.
Il estime toutefois que l’organisation de bonnes élections passe nécessairement par le rétablissement de la sécurité dans le pays. Sans un climat sécuritaire adéquat, il sera difficile, selon lui, de garantir la participation de tous.
Sorah Schamma Joseph
