Les partis politiques continuent de défiler au Conseil électoral provisoire à Pétion-Ville en vue de se faire enregistrer. Ce mardi 10 mars, ils étaient plusieurs partis et regroupements politiques à s’inscrire dans les registres de l’institution électorale.
Dans des échanges avec la presse, les représentants de partis politiques expliquent qu’ils sont venus remplir leur devoir en tant qu’acteurs politiques et citoyens engagés dans la vie démocratique du pays. Toutefois, certains d’entre eux reconnaissent que les élections auraient déjà dû être organisées depuis plusieurs années en Haïti. Malgré leur participation au processus d’inscription, ils disent ne pas avoir la certitude que ces élections seront effectivement réalisées dans le délai annoncé.
Dix longues années se sont écoulées depuis la tenue des dernières élections dans le pays. Entre-temps, la population se retrouve plongée dans une situation de crise profonde, marquée par l’instabilité politique et une insécurité persistante.
Dans ce contexte, Joaséus Nader du parti FREN a remis en question la capacité du gouvernement à organiser des élections démocratiques, libres et transparentes.
« Nous souhaitons un vrai consensus national avec des hommes crédibles qui viendront organiser des élections honnêtes et démocratiques où tout le monde pourra normalement y prendre part », affirme Nader Joiseus, le coordonnateur national adjoint du FREN.
D’autres responsables politiques estiment toutefois que l’essentiel demeure l’organisation des élections afin de renouveler le personnel politique du pays.
« Nous, au sein du DEHFI, croyons que l’essentiel c’est l’organisation de bonnes élections. Nous évitons de pointer du doigt le gouvernement. Le personnel politique du pays doit être renouvelé, la population doit pouvoir choisir ceux qui doivent la représenter », déclare le coordonnateur général du DEHFI, le docteur Martial Benèche.
Par ailleurs, les partis politiques insistent sur la nécessité de réunir de bonnes conditions pour la tenue du scrutin. Selon eux, l’amélioration de la situation sécuritaire demeure l’un des principaux défis à relever avant la réalisation des prochaines élections dans le pays.
Sorah Schamma Joseph
